Une enfant de 13 ans mariée à son violeur : Tant que...

Une enfant de 13 ans mariée à son violeur : Tant que la loi et la Constitution « corrigent » ces crimes !

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Le mariage d’une fillette de 13 ans à son violeur au Kef a provoqué une onde de choc au sein de l’opinion publique tunisienne.

Les réactions des internautes relèvent de la surprise, voire du choc, quant à la prise d’une telle décision de justice dans un pays qui se dit défenseur des droits de la Femme.

Le ministère de la femme et de la famille a d’ailleurs réagit en exprimant sa profonde préoccupation quant à ce mariage d’une mineure violée avec son violeur, âgé d’une vingtaine d’années, suite à une autorisation du tribunal.

Le ministère a indiqué qu’il faut mettre l’intérêt de la fille en premier soulignant qu’il œuvre pour que la justice revienne sa décision.

Revenir sur la décision du Tribunal ne serait qu’une « petite » solution. Le plus grave est la réforme voire l’amendement de l’Article 227 bis du code pénal, qui permet à tout violeur d’éviter la prison s’il épouse sa victime, une loi médiévale au vrai sens du mot.

Selon cet Article, « Est puni d’emprisonnement pendant six ans, celui qui fait subir sans violences, l’acte sexuel à un enfant de sexe féminin âgé de moins de quinze ans accomplis. La peine est de cinq ans d’emprisonnement si l’âge de la victime est supérieur à quinze ans et inférieur à vingt ans accomplis. La tentative est punissable.

Le mariage du coupable avec la victime dans les deux cas prévus par le présent article arrête les poursuites ou les effets de la condamnation. La poursuite ou les effets de la condamnation seront repris si, avant l’expiration de deux ans à dater de la consommation du mariage, ce dernier prend fin par le divorce prononcé à la demande du mari, conformément à l’article 31, 3 du Code du Statut Personnel ».

Le cas de cette fillette n’est pas le seul, ni le premier ni le dernier qu’on verra en Tunisie. Tant que la loi et la Constitution ne peuvent pas assurer la protection de la Femme et de l’enfant, les viols continueront et les mariages autorisés par les tribunaux « corrigeront » ces crimes.

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