Tunisie: La faillite de l’Etat!

Tunisie: La faillite de l’Etat!

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L’Etat continue à perdre de sa superbe avec la multiplication des atteintes à son image, à son autorité, à son prestige… L’Etat tunisien continue de subir les assauts de ses ennemis, de ceux qui ont cherché à le détruire depuis le 14 janvier 2011.

L’objectif de ces derniers consiste dans l’instauration d’une insidieuse anarchie dont ils espèrent tirer profit sur tous les plans y compris sur le plan politique. A ce niveau, les imbrications sont multiples et réelles entre les divers intérêts et lobbies qui travaillent à mettre la main sur le pays et sur son économie.

L’affaire de Jemna et la suspension de l’accord entre la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) et l’Ordre des pharmaciens constituent à cet égard des signes de faillite qui prend plusieurs dimensions.

pharmacie-devantureElle est d’abord économique et financière si l’on aborde le cas de la relation qui lie les pharmaciens à la CNAM dans la mesure où l’Etat est demeuré de marbre devant la détresse que pourrait provoquer cette situation pour des milliers de citoyens qui seraient incapables de se soigner faute de moyens.

Dans tous les cas de figure, et indépendamment des difficultés de tous genres, les gouvernants ont lamentablement échoué, faisant preuve d’incompétence dans le traitement de la question, de passivité en manquant de poigne et de force de conviction avec leurs partenaires, voire même d’indifférence à l’égard des inquiétudes des citoyens.

Cela ne peut qu’écorner encore davantage l’image de l’Etat aux yeux de ceux qu’il est censé protéger…

Elle est ensuite politique dans l’affaire de la palmeraie de Jemna où les autorités publiques ont été incapables d’anticiper puis de résoudre un problème socio-économique faute d’habileté politique et de dextérité tactique. Les responsables se sont contentés de l’argumentation d’une décision de justice clamant la suspension de la vente aux enchères.

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Or, il fallait ensuite, à travers les autorités régionales, les députés de la majorité ou les premiers responsables (ministère du domaine de l’Etat ou/et ministère de l’agriculture) établir le dialogue avec la population concernée pour trouver une issue favorable à l’affaire qui sauvegarde la légalité et fait triompher la justice.

Mais, rien de tout cela d’autant plus que des hommes politiques y compris des députés (sic !), ceux qui défendent la légalité et façonnent les lois, certains appartenant même à la majorité (resic !), et faisant dans le populisme, sont allés affirmer leur soutien à une initiative qui ne peut que favoriser la division sociale et l’anarchie politique.

Car l’injustice, dans le cas où elle est avérée à l’égard des citoyens concernés, peut être réparée. En revanche, l’anarchie et le désordre peuvent détruire l’Etat et démolir la société.

L.L.

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