Tunisie : La friperie menace de faire grève

Un projet de loi interdisant les commerçants grossistes et de détail et les sociétés spécialisées dans la friperie, l’importation des vêtements d’occasion, la chambre syndicale nationale des importateurs-exportateurs et récupérateurs des vêtements d’occasion, menace le gouvernement d’une grève générale au cas où les négociations n’aboutissent pas à des solutions garantissant la continuité de leurs activités.

Selon Fethi Bezrati, président de ladite chambre, les raisons de cette grève générale sont dues au fait que « le gouvernement a prévu un projet de loi interdisant aux sociétés l’importation des vêtements d’occasion ».

Fripe Ezzahra (Photo : Mohamed Ali Sghaier)
Fripe Ezzahra (Photo : Mohamed Ali Sghaier)

« Ce qui veut dire, en d’autres termes, la fermeture de notre secteur. Aujourd’hui, la majorité des Tunisiens achètent leurs vêtements de la fripe. Si ce secteur ferme, d’où les achèteront-ils ? De plus, c’est un secteur qui assure plus de 200.000 emplois (principalement des vendeurs). A-t-on pensé à leur avenir, au cas où cette loi passait sachant que cette nouvelle loi causera la faillite de 47 entreprises », lance-t-il.

Il précise cependant que la décision d’entamer une grève n’est pas irrévocable. « Nous allons privilégier le dialogue », dit-il. Une commission regroupant des commerçants grossistes et de détail et des sociétés importatrices des vêtements d’occasion sera chargée de négocier avec les ministères de tutelle (ministères de l’Intérieur, du Commerce, des Finances, des Affaires sociales), dans le but de trouver un terrain d’entente et de mettre en place des lois qui soient favorables à tout le monde.

« Mais si d’ici quelques semaines, le statu quo demeure, on sera obligé de passer à l’acte », menace le président de la chambre syndicale nationale des importateurs-exportateurs et récupérateurs des vêtements d’occasion.

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