Art Is An Arm : « Tant pis, les gens nous aiment !… »

art
Le groupe « Art Is An Arm » sillonne toujours les rues | Crédit photo : Webdo

Les instruments dans les mains, l’énergie au maximum, l’humeur est bonne… Le groupe de musiciens autodidactes « Art Is An Arm » ne semble guère démotivé.

A Tunis, ce jeune groupe sillonne toujours les rues et joue dans les cafés et les stations de métro défiant ainsi un engagement « ridicule » signé dans un poste de police. Mais peut-on priver un poisson de l’eau ?

Ce mercredi 20 avril 2016, c’est à l’un des cafés de Tunis que le groupe a décidé de se réunir et de jouer de la musique. Les passants de l’avenue Habib Bourguiba pensent que le groupe a trouvé la bonne solution pour contrer la « menace policière », mais non le groupe ne fait que se préparer à « envahir » de nouveaux, les rues.

[pull_quote_center] »Nous n’avons pas eu de nouveaux ennuies depuis l’incident, c’est peut-être à cause de la pression médiatique. » Nous a indiqué Raghda Fhoula, une des membres du groupe. « Tout ce qui compte c’est l’amour des gens, certains d’entre eux viennent nous voir et nous suivre quotidiennement », a-t-elle poursuivi.[/pull_quote_center]

art is an armA Tunis, jouer de la musique est un délit !

Une arrestation pour avoir joué de la musique en plein public. Effectivement en Tunisie il ne faut pas produire de l’art en public, en cachette et dans des espaces clos c’est permis !

Le 11 avril dernier, l’arrestation de l’un des musiciens de Art Is An Arm, en l’occurrence Moheb Ouselati, a provoqué une grosse polémique mettant en cause, à nouveau, les libertés en Tunisie.

KJ

Commentaires: