Ma cabane au Panama

The Panama PapersTunis Hebdo | Commençons par le commencement : il n’y a logiquement rien qui filtre dans ce bas monde tant que Washington et sa crapulocratie de politiciens n’ont pas remué les index dans leurs culs merdeux pour laisser s’échapper des effluves nauséabonds de scandales avalés, digérés et bien tassés dans leurs tripes comme les excréments d’un constipé.

Dans un monde dirigé par les services de renseignements américains et sionistes, par les frères musulmans et leurs organisations terroristes, par les mafias de la finance, par les cartels de drogue, par les monarchies wahhabites et leurs armées de l’ombre, rien en principe ne filtre ou ne peut filtrer sans leur aval, sans une volonté délibérée de tout ce beau monde.

Leur stratégie, en ce sens, n’a pas évolué depuis qu’ils ont porté leurs premiers coups de boutoir contre les régimes de Ben Ali, Moubarak, Ali Abdallah Saleh ou Kadhafi.

Ils « recrutent » des « relais » parmi de jeunes bloggeurs et internautes actifs mais sans véritable background politique (pour les manipuler à merci), ils en font des militants et même des icônes du soulèvement populaire dans leurs pays respectifs pour écouler les infos qui servent tel ou tel de leurs intérêts. Milosevic est « tombé » grâce à ce stratagème, Ben Ali et Moubarak aussi, Wikileaks à l’appui, évidemment.

Cette fois et comme à la guerre tous les coups sont permis, Washington et sa cohorte de criminels qui va des sionistes aux golfiques en passant par les frères musulmans a poussé la crapulerie jusqu’à trahir une bonne partie de ses fidèles sujets que les « révolutions » ont converti en politiciens ou en hommes d’affaires corrompus jusqu’aux os et pataugeant dans les pratiques mafieuses, les détournements de fonds, l’usurpation de biens et les évasions fiscales.

L’affaire de Panama Papers n’est pas un simple listing de dirigeants politiques et autres éminences grises qui ont mis les pieds dans un paradis fiscal. C’est une sorte de wikileaks bis qui vise, principalement, Vladimir Poutine et Bachar Al Assad.

On ne pas quel impact cela aura sur l’avenir de ces deux leaders politiques mais ce qui est sûr c’est que pas mal de « pauvres » bougres qui ont enregistré (ou tenté d’enregistrer) des sociétés « offshore » via le cabinet panaméen Mossack Fonseca, et qui, pourtant pensaient être dans le bol de miel avec les Américains, se sont retrouvés carrément sans culotte dans cette affaire et se demandent encore pourquoi Washington les a entrainés dedans, rien que pour avoir les têtes de Poutine et d’Al Assad. La fin justifiant la moyens, ils ont compris, à leurs dépens, évidemment, toute l’étendue de la bassesse de Washington.

En attendant, les Tunisiens continueront à ruminer les noms de ceux qui sont impliqués dans cette affaire à réclamer justice sans que rien ne se produise entretemps. L’impunité sera toujours de mise.

Les corrompus, les mafieux et toutes les canailles qui spolient ce pays de ses biens et de ses richesses continueront à le faire, éclaboussé ou non par les scandales. Et personne ne réalisera que Panama Papers n’est qu’une goutte dans l’océan de voleurs et profiteurs de tout acabit qui nous entoure.

Une goutte que les Américains ont bien voulu laisser échapper pour nous faire croire que l’évasion fiscale chez nous se limite à quelques nouveaux riches.

IBH

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