Les habitants de Mellassine et Sidi Hassine amarreront leurs yachts à Sabkhet Sijoumi

Sijoumi - panoramio
Photo : Panoramio

Il ne s’agit pas d’une blague, tel semble être le vœu pieux de Néjib Derouiche, ministre de l’Environnement et du Développement Durable, formulé lors de l’émission « Midi Show » diffusée, ce lundi 27 avril sur les ondes de Mosaïque FM.

Evoquant Sabkhet Sijoumi, le ministre a parlé de plusieurs projets en cours d’étude pour sa transformation et sa reconversion. Parmi ces projets, la Sabkha pourrait devenir un port de plaisance pour les voiliers. Comme ça les habitants de Mellassine et Sidi Hassine auront où amarrer leurs yachts qu’ils sont obligés de remorquer depuis leurs résidences jusqu’à Sidi Bou Saïd.

A moins que ce port de plaisance ne soit appelé à accueillir la crème des crèmes des multimilliardaires des hauteurs d’Ennasr, de Gammarth ou de Carthage. Là ça va poser un problème de cohabitation avec les pauvres barbachas qui vivent des bouteilles en PVC ramassés dans ce marécage.

On est dans la même veine que le projet de draperie pour démunis initié par Madame Selma Rekik à partir du drapeau national géant.

Cela dit, avant de rêver de voiliers voguant sur le « Lac » Sijoumi, Néjib Dérouiche devrait mettre les pieds sur terre et s’intéresser à des problèmes encore plus urgents, d’autant plus qu’il a implicitement avoué que les moustiques vont être encore plus nombreux et envahissants que les années précédentes.

Il a, en ce sens, assuré que les « dernières précipitations de pluie ont retardé les opérations de désinfection », proposant « la création d’une agence nationale chargée du traitement du problème des moustiques ». Donc en attendant l’« agence », vous allez vous faire bouffer par ses bestioles.

Mais en réfléchissant un peu, un port de plaisance, ça peut les retenir. Ils suceront le sang des skippers et de leurs maîtres gavés de scotch et de bourbon et ne viendront pas enfoncer leurs trompes dans les quartiers populeux.

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