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Bernardino Leon à Alger : « Il y a deux options : l’accord politique ou la destruction »

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Bernardino Leon emissaire ONU en Libye - AFP
Bernardino Leon, l’émissaire ONU en Libye offre deux options aux Libyens | Photo AFP

La Libye a le choix entre « l’accord politique » ou « la destruction », a affirmé ce mardi 10 mars, l’émissaire de l’ONU dans ce pays, Bernardino Leon, à l’ouverture d’une réunion de dialogue, cette fois-ci à Alger.

« Il y a deux options : l’accord politique ou la destruction », a énoncé le responsable onusien, en ajoutant aussitôt que « la destruction n’est pas une option ».

Qualifiée de « forum des partis politiques », par l’émissaire des Nations Unies en Libye, la réunion d’Alger a été « cruciale » dans le processus « qui commence » et qui doit conduire à un « accord politique », rapporte l’AFP.

Bernardino Leon : « On ne va pas permettre à une partie de la Libye de s’imposer à l’autre »

« Nous attendons beaucoup de cette réunion, du message que vous allez envoyer », a-t-il encore affirmé à l’adresse de la quinzaine de personnalités politiques libyennes présentes. « On ne va pas permettre à une partie de la Libye de s’imposer à l’autre », a-t-il ajouté.

« La solution c’est le dialogue, c’est à vous de trouver les accords », a insisté M. Leon.

 

Plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est livrée à des milices et dirigée par deux gouvernements et deux Parlements, Fajr Libya et Al Karama. L’un est basé dans la capitale Tripoli, l’autre à Tobrouk, élu et est reconnu par la communauté internationale.

La Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul), dirigée par Bernardino Leon, parraine également des négociations au Maroc entre des parties au conflit libyen.

Reprise des pourparlers au Maroc

Samedi dernier, au troisième jour de ces discussions, des représentants des deux Parlements rivaux ont pour la première fois échangé face à face, l’ONU parlant de « progrès importants ». Les deux délégations libyennes doivent retourner au Maroc pour une série de discussions qui doit débuter ce mercredi 11 mars, après avoir effectué des consultations dans leur pays.

Le but des discussions est de se mettre d’accord sur la « forme » d’un gouvernement d’unité nationale et les modalités d’une cessation des hostilités.

Des pourparlers indirects avaient déjà eu lieu le 11 février à Ghadamès, dans le sud libyen, les premiers du genre depuis le lancement du dialogue national fin septembre 2014 à Genève.

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