Taieb Baccouche : « Il faut revoir la composition du gouvernement Essid...

Taieb Baccouche : « Il faut revoir la composition du gouvernement Essid »

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Taieb Baccouche/ Habib Essid/ Photo : Nidaa Tounes
Taieb Baccouche/ Habib Essid/ Photo : Nidaa Tounes

Tunis | Le secrétaire général de Nidaa Tounes Taieb Baccouche, désigné ministre des Affaires Etrangères,  a jugé qu’il était nécessaire de revoir la composition du gouvernement d’Habib Essid, dans une déclaration accordée à Mosaique FM ce mardi 27 janvier.

Il est nécessaire de revoir cette composition et d’y effectuer des remaniements. Nous avons d’ailleurs une réunion avec M. Habib Essid en ce qui concerne cette question.

Après le refus du parti Ennahdha, deuxième force au parlement avec 69 sièges, de donner sa confiance au gouvernement Essid, ainsi que l’absence totale de concertation avec Essid, selon Samir Dilou, le chef du gouvernement désigné se retrouve abandonné également par le Front populaire, Afek Tounes, Al Moubadara, CPR et le courant démocratique.

Des 217 députés de l’Assemblée des représentants du Peule, il reste donc 115 députés.
Et puisque Habib Essid a intégré l’UPL dans sa composition,  les 86 députés de Nidaa Tounes seront rejoints par les 16 députés de l’UPL, ce qui fait un total de  102 votes.
Ainsi, il faudra que Habib Essid ait 7 autres voix pour avoir la majorité absolue au parlement et valider la composition de son gouvernement.  Cependant, d’après  Abdel Aziz Kotti, lui-même député Nidaa Tounes, certains de son bloc ne vont pas soutenir ce gouvernement …. Chose, par ailleurs, démentie par Lazher Akermi, qui, lui, a eu un poste, celui de ministre Délégué auprès du chef du gouvernement chargé des relations avec l’ARP.
Habib Essid a un mois  « pouvant être prorogé une seule fois », pour passer son gouvernement, selon l’article 89 de la constitution.
En plus, le ministre de l’Intérieur désigné par Essid, Najem Gharsalli, est lui-même contesté par des organisations comme l’Association des Magistrats et l’OTIM. Quant à Karim Skik, choisi par Essid, il a fini par se retirer du gouvernement, laissant un poste vacant, celui du ministère des Télécommunications et de l’économie numérique.

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