Un étudiant agressé par la police à Gafsa et empêché de poursuivre sa grève

Fondation Mohamed Belmufti pour la justice et les libertés/ Crédit: Facebook

La fondation Mohamed Belmufti pour la justice et les libertés a annoncé dans un communiqué, ce vendredi 12 décembre, que les forces de l’ordre ont « usé de violence », jeudi 11 décembre, à l’intérieur de l’institut supérieur des études humaines appliquées à Gafsa, et ont arrêté l’étudiant Mouldi Nasri, qui avait entamé une grève de la faim depuis mardi 2 décembre, réclamant la possibilité de poursuivre ses études en Master.

[quote_box_right] »Les forces de l’ordre l’ont ensuite obligé avec force à mettre un terme à sa grève avant de l’emmener au poste de police de la cité Ennour à Gafsa. »[/quote_box_right]

D’aprés la fondation, l’étudiant Mouldi Nasri a été renvoyé de l’université tunisienne depuis 2003 suite à son activité syndicale au sein de l’Union Générale des Etudiants Tunisiens (UGET) avant de reprendre ses études suite à la révolution de 2011 après 9 ans d’arrêt des études, et son unique demande était d’obtenir son droit d’étudier en Master.

Suite à ces événements, la fondation Mohamed Belmufti pour la justice et les libertés annonce:

  1. Son refus catégorique du retour des abus policiers qui nuit aux libertés et aux droits des individus.
  2. Dénonce que le retour de ces pratiques prévoit le retour de l’oppression et de la tyrannie.
  3. L’éducation est un droit humain et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique devrait revoir sa politique dans ce contexte.
  4. Invite la société civile à l’union et à la vigilance afin de faire face à ces pratiques d’oppression empêchant leur retour.
  5. Poursuivra en justice chaque individu qui a enfreint la loi empêchant l’étudiant Mouldi Nasri de son droit de faire la grève.

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