Les affrontement entre habitants et forces de l’ordre ont repris à Guellala

Les affrontements ont repris, dans la soirée du vendredi 11 juillet, entre les habitants et les forces de l’ordre dans la zone de Guellala, sur l’île de Djerba, dans un climat marqué par une forte tension et de colère.

Guellala (credit photo - Djerba scoop)
(crédit photo / Djerba scoop)

Les affrontements avaient éclaté après l’exécution de la décision portant sur la réouverture de la décharge des déchets, vendredi matin, avec l’aide de la force publique et les unités de la sécurité ont utilisé le gaz lacrymogène et les balles en plastique, selon des témoins oculaires.

L’exécution de cette décision relative à la réouverture de la décharge sous bonne garde et avec des renforts sécuritaires a provoqué des réactions et d’importantes protestations, dans la zone, selon l’agence TAP, affirmant que les routes ont été bloquées avec de grandes barrières dans les zones voisines et les pneus enflammés, outre le rassemblement d’un grand nombre d’habitants.

Le MI nie avoir tiré à balles réelles

Ces troubles ont été accompagnés par un incendie dans les locaux de la direction de la décharge et la dispersion de tous leurs contenus, ainsi que des menaces de faire face à toute nouvelle tentative pour transporter les déchets vers cette décharge.

A ce propos, la délégation qui devait participer aux discussions sur la crise écologique sur l’île de Djerba, à l’appel du président de la République provisoire, a dénoncé le choix du moment de l’exécution de la décision de réouverture de la décharge, ce qui a conduit à suspendre la visite et à convoquer une réunion pour l’examen de la situation, Selon un membre de la délégation Chedli Ben Messaoud.

La zone de Guellala avait connu, le 6 octobre 2012 des événements similaires, lors de la réouverture de la décharge avec le recours à la force publique, ayant abouti à des affrontements entre les forces de l’ordre et les citoyens, et la décharge était restée fermée, jusqu’à ce jour, date de sa réouverture de nouveau.

Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur, accusé d’avoir tiré à balles réelles sur des manifestants qui protestaient contre la réouverture de la décharge de Guellala, a nié cette information dans un communiqué, précisant que les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser une foule de manifestants ayant bloqué la route menant à la décharge et empêché les camions- bennes d’y accéder.

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