Gracié par Marzouki, Jabeur Mejri condamné à 8 mois de prison ferme

Jabeur Mejri

Libéré le 4 mars dernier après avoir passé deux ans en prison pour l’affaire des caricatures du Prophète jugées blasphématoires, Jabeur Mejri, vient d’être condamné, ce mardi 29 avril 2014, à huit mois de prison ferme pour avoir agressé un greffier, a indiqué son avocat Ahmed Mselmi à l’AFP qui a jugé la peine « injuste et trop lourde ».

« Cette peine ne coïncide pas avec les faits », a dit Me Ahmed Mselmi après l’audience. « Il y a eu des propos diffamatoires envers un fonctionnaire, mais huit mois ferme c’est trop », avait-il estimé en annonçant qu’il allait faire appel.

Jabeur Mejri avait été placé en détention le 17 avril pour avoir insulté le greffier d’un tribunal après un imbroglio autour de la date d’une convocation de M. Mejri devant le juge d’instruction.

Gracié par le président provisoire de la République, Moncef Marzouki, en février dernier, pour l’affaire des caricatures, Jabeur Mejri restait impliqué dans une autre affaire dans laquelle il est soupçonné de détournement de fonds lorsqu’il travaillait à la SNCFT.

Le comité de soutien avait précisé, le 18 avril, que Jabeur Mejri avait été arrêté suite à une altercation et non dans le cadre de la confrontation entre la partie plaignante et l’accusé.

Dans cette nouvelle affaire, les défenseurs de Jabeur Mejri ont estimé qu’il s’agissait là du harcèlement judiciaire et la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), par la voix de Khadija Chérif, secrétaire générale adjointe de la FIDH, a vivement condamné la condamnation de M. Mejri, rapporte l’AFP.

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