Mehdi Jomaa : «Dans 18 mois, je m’imagine avec ma petite famille, mener la vie que j’ai toujours menée»

Mehdi JomaaLe chef du gouvernement provisoire, Mehdi Jomaa, a accordé une interview au magazine Jeune Afrique, dans laquelle il revient sur les missions prioritaires que doit assumer sa formation gouvernementale.

«Le programme qu’on m’a assigné est très clair», a-t-il déclaré, en faisant référence à la feuille de route du Quartet. «Sa mise en œuvre est complexe, car autour, il y a des familles politiques qui ont des intérêts opposés,  a poursuivi Mehdi Jomaa. Cependant, au fur et à mesure que j’avance, je me rends compte qu’il y a des problèmes plus profonds et aussi urgents».
Le plus urgent sera le redressement de l’Etat, une «obligation» en comparaison à la feuille de route qui est «un engagement».

Pour le chef du gouvernement, «les déséquilibres s’étaient accumulés du temps de l’ancien régime, la révolution a éclaté, et la politique a tout phagocyté». «Nous avons oublié l’économie, mais l’économie, elle, ne nous a pas oubliés», a-t-il affirmé. En fin de compte, «c’est l’État qui a payé les pots cassés».

Au cours de cette interview, l’actuel chef du gouvernement provisoire, est également revenu sur sa reconduction dans le gouvernement d’Ali Laârayedh, en mars 2013. Jomaâ a affirmé qu’il hésitait à poursuivre l’expérience, avant d’accepter, finalement, de faire partie de cette nouvelle formation gouvernementale. «J’avais été exempté de service militaire, car je poursuivais des études supérieures d’ingénieur, donc j’ai fini par admettre que je devais encore une année à la Tunisie, a-t-il dit. Et j’ai négocié avec mon employeur une mise en disponibilité jusqu’au 15 mars 2014».

A la question «Où vous imaginez-vous dans 18 mois ?», Mehdi Jomaa a répondu : «Je m’imagine avec ma petite famille, mener la vie que j’ai toujours menée, marcher, me promener, autour de ma maison, à Mahdia, ou à Levallois».

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