Tunis centre-ville : Descente musclée sur les vendeurs ambulants

Matinée agitée à la rue d’Espagne, la rue Charles de Gaulle, la rue Jamel Abdenasser (sous les arcades), l’avenue de Paris et à la Place de la République où les vendeurs ambulants ont du plier bagage suite à une descente des forces de l’ordre, intervenus en masse ce mardi 22 avril 2014.

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Les vendeurs ambulants ont du plier bagage laissant derrière eux des étals vides, 22-04-14, photo (Webdo.tn)

Les étals anarchiques qui inondaient les rues en question et la place dominant le Passage ont disparu avec l’arrivée de la police. La descente, imposante des forces de l’ordre a obligé tout ce beau monde à disparaitre et les quelques récalcitrants ont été sommés de quitter les lieux.

On a pu, toutefois, assister, à quelques scènes insolites entre des vendeurs prenant leurs jambes à leur cou, poursuivis par des policiers dans l’enceinte de la Galerie 7. D’autres ont illico-presto remballé leur marchandise et sont restés cachés dans les rues avoisinantes.

Il est vrai que les forces de l’ordre étaient en nombre cette fois-ci. Toutefois, la même question mérite d’être posée : Seront-ils là, le lendemain lorsque ces vendeurs reviendront comme si de rien n’était ?

En tout cas, devant la mosquée El Fath, ça n’a pas eu l’effet escompté et les vendeurs de djellabas et autres livres religieux ou parfums, vendus par les salafistes campant devant le lieu de culte, n’ont pas bougé d’un iota et ont vaqué à leurs occupations comme si de rien n’était à quelques mètres de leurs présentoirs.

Rappelons que ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre dispersent les vendeurs ambulants en plein centre-ville où les étalages anarchiques sont devenus légion. Dans l’attente d’une solution définitive, les commerçants sont de plus en plus exaspérés par ce fléau du commerce parallèle.

C’est ce qui a obligé notamment la délégation spéciale de la municipalité de Sousse d’interdire dès demain, mercredi 23 avril 2014, les étalages anarchiques et les vendeurs ambulants dans la ville de Sousse où les contrevenants risquent désormais de voir leurs marchandises saisies et d’être poursuivis en justice.

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