Amel Karboul «solidaire» avec Mourad Sakli – Quand le tourisme s’allie à la culture

Amel Karboul - Mourad SakliInvitée à participer à un débat sur Nessma TV pour débattre du secteur du tourisme, la ministre concernée, Amel Karboul s’est désengagée à la dernière minute parce que les responsables de l’émission n’ont pas accepté de faire participer à la même émission (Ness Nessma) et sur le même sujet, le ministre de la Culture, Mourad Sakli.

Au-delà de ce revirement, il est clair que l’implication du ministre de la Culture dans un débat sur l’activité touristique et les moyens de la relancer fait partie de l’approche que la ministre entend donner à un secteur sinistré ou presque. C’est ce qu’elle avait d’ailleurs annoncé au premier jour de sa nomination (voir la vidéo).

La participation active de Mourad Sakli à la manifestation des Dunes Electroniques en est une parfaite illustration. Elle s’inscrit dans le sillage de cette politique qui vise à commercialiser un atout concurrentiel et un avantage comparatif aussi porteur que le soleil, la mer et la plage.

Selon la ministre, le balnéaire, même s’il représente encore le noyau dur du tourisme en Tunisie, ne constitue pas le seul argument dont dispose le pays dans ce domaine. A côté du Sahara et du tourisme vert, la mise en valeur de l’activité culturelle et son ouverture sur les civilisations sera d’un grand apport.

Les événements culturels sont des vecteurs essentiels à la mise en place de sa stratégie. Stratégie qui commence par la dynamisation de la ville à travers leurs atouts culturels, leurs monuments, leur festival, etc. Dans le même ordre d’idées, la célébration, cette année du 50ème anniversaire du festival de Carthage tombe à pic.

Un événement de cet envergure ne doit pas passer inaperçu non seulement pour renouer avec la culture de haut niveau et lancer un message d’espoir à nos compatriotes, mais aussi pour rassurer les partenaires et les inconditionnels de la Tunisie à travers la qualité du produit et la sécurisation du déroulement de la manifestation. En réussissant cet événement tant attendu dans les milieux culturels, le déclic sera prometteur.

Tout semble indiquer que la ministre du Tourisme a emprunté la voie la plus courte mais la plus risquée pour remonter la pente et relever le challenge de l’excellence. La plus courte parce que la culture à son public aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger. La plus risquée dans la mesure où la culture ne se résume pas à une danse du ventre, au son de cornemuse mais s’étend à bien d’autres domaines que seuls les fins connaisseurs peuvent exhumer.

A travers le créneau culturel, le tourisme a une nouvelle chance pour recouvrer ses titres de noblesse. La ministre du Tourisme l’a bien compris et préfère agir en tandem avec le ministre de la Culture.

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