Une interdiction peut en cacher une autre

Suite aux appels à manifester aujourd’hui, samedi 08/12/2012 lancés sur les réseaux sociaux par les Ligues de Protection de la Révolution, le ministère de l’Intérieur a interdit, dans un communiqué, toute manifestation sur l’avenue Habib Bourguiba.

Cette interdiction est due, selon le communiqué, à une éventuelle infiltration de la manifestation par des « éléments perturbateurs susceptibles d’être violents ».

Dans le même communiqué, le ministère de l’Intérieur en appelle à tous les citoyens, les partis politiques et la société civile à respecter cette interdiction qui a pour seul but d’apaiser les tensions, et à ne considérer que l’intérêt suprême de la patrie.
Mais cette interdiction ne cache-t-elle pas une autre ? Serait-elle une mesure préventive pour interdire, aussi, toute manifestation le 13 décembre 2012, jour de grève générale à laquelle a appelé l’UGTT ?

Après le succès des grèves régionales et les marches qui les ont accompagnées et auxquelles des milliers de manifestants ont participé, Ali Laarayedh serait-il en train de tirer les tapis sous les pieds de l’UGTT ?

Toutefois, malgré l’interdiction du ministère, les Ligues de Protection de la Révolution tiennent à protester à l’avenue Habib Bourguiba, dans la journée du samedi 8 décembre 2012, déclare Hichem Kanou, membre du bureau exécutif des ligues, sur les ondes de Mosaique FM.

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