Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sadok Mourali, veut mettre fin aux violences dans les stades et prône une politique de « tolérance zéro » à l’approche du lancement de la saison 2026-2027 de la Ligue professionnelle 1, prévu les 22 et 23 août prochains.
Une réunion consacrée à la lutte contre le phénomène de la violence dans les enceintes sportives s’est tenue mardi au siège du ministère de la Jeunesse et des Sports, en présence du président de la Fédération tunisienne de football, de représentants de la Ligue nationale de football professionnel ainsi que de hauts cadres du ministère de l’Intérieur.
Cette rencontre a notamment permis d’évaluer la situation sportive générale durant la saison écoulée, d’identifier les insuffisances et les difficultés rencontrées, mais aussi de préparer des mesures préventives pour éviter la répétition des incidents ayant marqué les compétitions précédentes.
Un bilan alarmant des violences
Au cours de la réunion, un film de dix minutes réalisé par le ministère de l’Intérieur a été présenté. La vidéo contient des images de scènes de violence et de troubles provoqués par des groupes de supporters appartenant à un même club, ayant causé d’importants dégâts matériels ainsi que des blessures graves parmi les supporters et les agents de sécurité.
Face à ces incidents, le ministre a appelé à une révision du système actuel des sanctions, estimant que des mesures plus fermes et plus dissuasives sont nécessaires contre les auteurs d’actes de violence et d’atteintes aux biens publics.
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Sadok Mourali a également appelé les responsables de la Fédération tunisienne de football et de la Ligue professionnelle à assumer pleinement leurs responsabilités, en plaçant l’intérêt général et la sécurité publique au-dessus de toute autre considération.
Des sanctions pouvant aller jusqu’à la relégation
Dans le cadre de cette nouvelle approche, un travail urgent devra être mené afin de définir une nouvelle grille de sanctions avant le début de la prochaine saison.
Les mesures envisagées pourraient aller des amendes financières aux matchs à huis clos, en passant par le retrait de points au classement, voire la relégation administrative en division inférieure pour les cas les plus graves.
Le ministère entend ainsi instaurer un dispositif plus strict afin de lutter contre un phénomène qualifié de « fléau » qui menace l’image du football tunisien et freine son développement.
À quelques jours du coup d’envoi du championnat, les autorités affichent donc leur volonté d’entrer dans une nouvelle phase de gestion des violences sportives, avec l’objectif annoncé d’imposer davantage de discipline dans les stades.