Le Mondial 2026 aura tourné court pour la Tunisie. Deux matches, deux lourdes défaites, et déjà la certitude d’une élimination sans appel. Battus 5-1 par la Suède puis corrigés 4-0 par le Japon, les Aigles de Carthage quittent la scène mondiale sans le moindre point et avec une impression persistante de décalage total avec le niveau requis.
Au-delà des scores, c’est la manière qui interroge. Une équipe dépassée dans l’intensité, fragile défensivement, et incapable de réagir face à des adversaires pourtant loin d’être injouables sur le papier. Le constat est sévère : la Tunisie n’a jamais semblé en mesure de rivaliser, ni dans les duels, ni dans la gestion des temps faibles, ni même dans l’ambition de jeu.
Cette campagne mondiale ressemble à une répétition de fragilités déjà connues. Manque de créativité, erreurs individuelles répétées, absence de maîtrise collective : rien, ou presque, n’a tenu face à l’exigence du très haut niveau. Et le dernier match face aux Pays-Bas, prévu dans la nuit de vendredi à samedi à Kansas City, apparaît déjà comme une formalité administrative dans un parcours déjà clos.
Pendant que d’autres nations africaines s’installent dans la compétition et rivalisent avec les grandes puissances, la Tunisie, elle, sort par la petite porte. Sans véritable sursaut, sans match référence, et surtout sans réponse convaincante à un écart de niveau qui ne cesse de se creuser comme l’illustre sa régression au classement mondial de la FIFA pour se retrouver 58e, selon la dernière actualisation publiée ce lundi.
Le Mondial 2026 ne sera donc pas seulement un échec comptable. Il restera comme un signal d’alerte brutal sur l’état réel du football tunisien au plus haut niveau.
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