À l’approche de la Coupe du Monde, la liste des joueurs retenus par le sélectionneur national Sabri Lamouchi fait l’objet de nombreux débats au sein de la sphère sportive. Au cœur des discussions : l’absence du latéral droit du Club Africain, Ghaith Zaalouni.
L’annonce de la liste officielle pour le Mondial a immédiatement déclenché une vague de réactions, tant chez les supporters que chez les professionnels des médias sportifs. Si les choix d’un sélectionneur répondent souvent à des critères tactiques spécifiques, l’éviction de Ghaith Zaalouni est perçue par une partie des observateurs comme une décision difficilement explicable au vu de la forme actuelle du joueur.
Le rendement local face aux choix de l’expatriation
Le débat s’est notamment cristallisé sur les réseaux sociaux et dans les plateaux sportifs autour d’une comparaison directe entre le rendement de Zaalouni et celui d’autres joueurs évoluant à l’étranger.
Plusieurs journalistes sportifs soulignent que Zaalouni s’est imposé cette saison comme l’un des éléments les plus performants du championnat de Tunisie, particulièrement après ses prestations remarquées lors des grands rendez-vous, dont le Derby il y a quelques jours. Pour ses défenseurs, son statut de titulaire indiscutable et son impact sur le jeu local auraient dû lui garantir une place dans l’avion pour le Mondial.
La mise en perspective du choix technique
En face, le staff technique semble avoir privilégié d’autres profils, à l’instar de Mootez Nefati. Ce dernier, bien qu’évoluant en deuxième division suédoise, bénéficie d’une expérience internationale acquise lors des précédentes compétitions, comme la Coupe Arabe.
Pour Sabri Lamouchi, le défi consiste à bâtir un groupe homogène capable de répondre aux exigences du très haut niveau mondial. Les détracteurs de cette liste s’interrogent toutefois sur le signal envoyé aux joueurs du championnat local : le niveau de la Ligue 1 est-il jugé insuffisant face à des championnats de seconde zone en Europe ?
Une pression médiatique accrue ?
L’absence de « consensus » autour de ce poste de latéral droit place le sélectionneur sous une pression particulière. Comme souvent en période de grande compétition, les résultats finaux de l’équipe nationale serviront de juge de paix.