La colère monte à El Haouaria, dans le gouvernorat de Nabeul. Des habitants de plusieurs villages et zones rurales ont bloqué une route ce mardi pour dénoncer la persistance de la crise de l’eau potable, alors que la région fait face à une vague de chaleur exceptionnelle, rapporte Jawhara FM.
Les protestataires, originaires des localités de Karmania, Sidi Hassoun, Ennechaa, Tazghrane et Bir El Jdi, affirment être privés d’un approvisionnement régulier en eau depuis le mois de mai. Une situation qu’ils jugent devenue insupportable avec les températures élevées enregistrées ces dernières semaines.
Un quotidien marqué par de longues coupures
Plusieurs habitants ont décrit un quotidien marqué par de longues coupures et un débit extrêmement faible. Safa Nasser, habitante de Karmania, explique que l’eau ne coule qu’une seule fois tous les dix jours, voire davantage, et en quantité insuffisante pour répondre aux besoins essentiels des familles.
Malgré le paiement régulier de leurs factures, les habitants disent être contraints d’acheter de l’eau auprès de camions-citernes ou de tracteurs équipés de citernes, ce qui alourdit considérablement leurs dépenses en pleine période estivale.
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Selon les riverains, les pannes répétées du réseau, la faible pression dans les réservoirs ainsi que les difficultés structurelles rencontrées par les associations chargées de la gestion de l’eau dans la région empêchent toute amélioration durable de la situation. Ils estiment que ces dysfonctionnements persistent même durant l’hiver, signe de problèmes plus profonds.
Les réclamations des citoyens
Les manifestants réclament désormais le rattachement de leurs localités au réseau de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), estimant que le système actuel de gestion associative a montré ses limites et ne garantit plus un approvisionnement régulier en eau potable.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de fortes tensions sur les ressources hydriques en Tunisie, où plusieurs régions connaissent des difficultés d’approvisionnement aggravées par la sécheresse et les épisodes de chaleur extrême de l’été 2026.