Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a annoncé lundi 7 septembre 2026 une nouvelle ambition pour le développement des sociétés communautaires en Tunisie. Selon le ministre, le pays s’oriente vers la création d’environ 1 200 sociétés communautaires, avec l’objectif de renforcer leur contribution à l’emploi et à l’activité économique dans les différentes régions.
Intervenant en marge d’une cérémonie consacrée à la remise de distinctions aux lauréats des différentes spécialités de la formation professionnelle, organisée à l’occasion de la « Journée du savoir », Riadh Chaoued a indiqué que son département travaille à renforcer l’accompagnement de ces structures et à leur fournir les facilités nécessaires.
Un outil présenté comme un levier contre le chômage
Le gouvernement entend ainsi faire des sociétés communautaires un instrument supplémentaire de création d’emplois, notamment dans les régions où l’investissement privé demeure limité.
Ces entreprises reposent sur une logique de participation collective et sont destinées à permettre à des habitants d’une même région ou d’un même territoire de mettre en commun des moyens afin de développer des activités économiques répondant aux besoins locaux.
Pour le ministère de l’Emploi, leur développement pourrait contribuer à transformer certaines ressources et compétences locales en activités génératrices de revenus, tout en favorisant une dynamique économique davantage ancrée dans les régions.
L’objectif annoncé de 1 200 structures constitue toutefois un changement d’échelle important. Sa concrétisation dépendra notamment de la capacité à assurer leur financement, leur accompagnement administratif et technique ainsi que leur pérennité économique.
Une plateforme numérique en préparation
Parallèlement à cet objectif, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle travaille à faciliter les démarches liées à la création des sociétés communautaires.
Riadh Chaoued a annoncé la mise en place d’une plateforme numérique dédiée à ces entreprises. Selon le ministre, cette plateforme se trouve actuellement dans ses dernières phases de préparation et devrait prochainement être accessible aux personnes souhaitant créer une société communautaire.
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L’objectif affiché est de permettre aux porteurs de projets d’effectuer leurs démarches dans de meilleures conditions et d’éviter les difficultés et les problèmes techniques qui peuvent ralentir la création de ces structures.
La numérisation des procédures doit ainsi accompagner le changement d’échelle envisagé par les autorités, en centralisant les informations et en facilitant l’accès aux différentes démarches pour les futurs promoteurs.
Le défi sera désormais de transformer les créations en emplois durables
Au-delà du nombre de sociétés annoncées, l’enjeu principal résidera dans leur capacité à devenir de véritables unités économiques capables de générer des emplois durables.
La réussite du dispositif dépendra notamment de la sélection des projets, de leur viabilité économique, de l’accès au financement et de l’accompagnement des promoteurs après la création de leur entreprise.
Le développement des sociétés communautaires intervient par ailleurs dans un contexte où la Tunisie cherche à renforcer l’emploi et à stimuler l’activité économique dans les régions. La formation professionnelle constitue à cet égard un autre levier important, notamment pour rapprocher les compétences disponibles des besoins des différents secteurs.
Avec l’objectif de 1 200 sociétés communautaires, le gouvernement entend donc accélérer un modèle économique présenté comme susceptible de conjuguer initiative locale, création d’activités et absorption d’une partie du chômage. La prochaine étape sera de mesurer concrètement combien de ces structures verront effectivement le jour et, surtout, combien parviendront à créer des emplois pérennes.