Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle prépare la rentrée 2026-2027 avec un élargissement de son offre. Le ministre Riadh Chaoued a annoncé, ce vendredi 19 juin, la création de six nouvelles spécialités dans plusieurs centres de formation à travers le pays.
Parmi les nouveautés phares figure la spécialité « accompagnateur de vie », qui sera ouverte dans cinq centres de formation, ainsi qu’un cursus de technicien supérieur en énergie solaire, un secteur en pleine expansion en Tunisie. Un nouveau parcours dédié aux métiers de la boulangerie et de la pâtisserie sera également lancé au centre de formation professionnelle de Djerba.
Adapter la formation aux besoins du marché de l’emploi
Cette diversification s’inscrit dans une stratégie visant à adapter davantage la formation aux besoins du marché de l’emploi, notamment dans les secteurs des services, des énergies renouvelables et de l’artisanat alimentaire.
Le ministre a également indiqué que la capacité globale d’accueil des centres de formation a été portée à plus de 25.300 places, réparties sur l’ensemble du territoire.
Intervenant à l’occasion de la conférence nationale des directeurs des établissements relevant du complexe de formation de Borj Cédria, dans le gouvernorat de Ben Arous, Riadh Chaoued a souligné que les conditions d’hébergement et de restauration des stagiaires seront améliorées. La capacité d’accueil des internats dépasse désormais 1.700 lits.
Une ligne budgétaire de 20 millions de dinars
Sur le volet financement, le ministre a rappelé l’existence d’une ligne budgétaire de 20 millions de dinars destinée aux catégories vulnérables et à revenus modestes. Selon lui, la plateforme dédiée a déjà enregistré près de 238.000 demandes.
Il a également annoncé l’ouverture, depuis une semaine, d’une nouvelle ligne de financement priorisant les régions les moins développées, sur la base de l’indice de développement régional.
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Autre levier mis en avant : la plateforme Cap Emploi, intégrée dans le cadre du programme de soutien à la compétitivité des entreprises et à l’autonomisation économique, un projet financé par la Banque africaine de développement à hauteur de 90 millions d’euros.
Pour le ministre, l’accompagnement des bénéficiaires de ces mécanismes reste essentiel, dans un contexte où l’initiative privée est de plus en plus présentée comme une réponse structurelle au chômage.