Le projet de modernisation de la ligne ferroviaire Tunis–Bizerte franchit une nouvelle étape avec une enveloppe estimée à 945 millions de dinars. L’étude présentée vendredi prévoit de réhabiliter 90,5 km de voie et de relever progressivement la vitesse des trains jusqu’à 160 km/h. Mais le calendrier annoncé reste celui d’un projet encore en phase d’études.
Un investissement réparti sur deux volets
Présenté vendredi 11 septembre au gouvernorat de Bizerte, le scénario étudié prévoit une modernisation complète de la ligne reliant Tunis à Bizerte. Le coût global annoncé atteint 945 millions de dinars, pour un parcours ferroviaire de 90,5 km.
L’investissement serait réparti entre deux grandes composantes. La première, évaluée à 724,5 millions de dinars, concerne notamment la voie ferrée, les gares, le matériel roulant ainsi que les équipements liés à la sécurité. La seconde, de 220,5 millions de dinars, porte sur les ouvrages d’art et la signalisation.
Cette répartition montre que le projet ne se limite pas à une simple remise à niveau de la voie. L’objectif est de transformer les conditions d’exploitation de la ligne et d’améliorer à la fois sa capacité, sa sécurité et ses performances.
De 50 à 160 km/h, une montée en puissance progressive
L’un des principaux changements annoncés concerne la vitesse commerciale. La ligne, dont la vitesse est actuellement limitée à certains endroits autour de 50 km/h, serait progressivement modernisée pour permettre d’atteindre 140 km/h, avant une montée à 160 km/h.
Cette progression implique des interventions importantes sur l’infrastructure, mais aussi sur la signalisation et les équipements de sécurité. Le projet doit donc être considéré comme une opération globale de modernisation plutôt que comme une simple accélération des trains.
2027 pour l’appel d’offres
Le calendrier annoncé prévoit le lancement d’un appel d’offres international en 2027, après l’achèvement des études techniques et administratives. Cette échéance constitue un jalon important, mais elle ne signifie pas que les travaux débuteront en 2027. À ce stade, le projet reste donc au stade de la préparation technique et administrative.
La question du financement constitue également un élément à préciser. Les données disponibles permettent d’identifier une enveloppe de 945 millions de dinars, mais ne permettent pas encore d’affirmer qu’un financement extérieur, notamment auprès d’institutions internationales, est définitivement bouclé.
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