Les agressions contre les trains, métros et autobus ont occasionné environ 4 millions de dinars de dommages matériels en 2025–2026, selon le ministre des Transports, Rachid Amri. Il fait également état de 362 personnes touchées, notamment parmi les conducteurs et les agents du secteur.
Le ministre a présenté ce bilan samedi 31 octobre à Ben Arous, en marge d’une rencontre consacrée à la préservation du service public de transport. Dans une déclaration à la Radio nationale, il a précisé que cette estimation ne comprend pas les autres formes de pertes liées aux agressions.
Des réparations qui mobilisent les moyens du secteur
Le montant annoncé couvre les dommages subis par plusieurs moyens de transport collectif, sans répartition détaillée entre les opérateurs ou les deux années concernées. Selon Rachid Amri, ces dépenses auraient pu financer d’autres réalisations dans le secteur.
Le coût des vitrages ferroviaires fournit un exemple de ces charges. Le 22 octobre, la SNCFT avait évalué à environ 162 000 dinars le remplacement des vitres de trains brisées par des jets de pierres durant l’année 2025. Ce bilan concernait uniquement les vitrages, sans inclure les conséquences potentielles sur la sécurité des voyageurs et des personnels.
Ces 162 000 dinars ne doivent pas être ajoutés aux 4 millions annoncés par le ministre : Ils correspondent à un poste de dommages particulier, sur une seule année, tandis que le bilan ministériel couvre plusieurs réseaux sur 2025–2026.
Les atteintes concernent aussi les personnels. Le ministre a évoqué 362 personnes touchées pendant cette période, sans détailler la nature ni la gravité des préjudices subis.
Lire aussi: Jets de pierres sur les trains : 162.000 dinars de dégâts en 2025
Les perturbations pénalisent aussi les voyageurs
Au-delà des réparations, Rachid Amri a insisté sur les conséquences des agressions pour les usagers. Un véhicule retardé ou immobilisé peut empêcher un voyageur de rejoindre son travail, d’accomplir une démarche ou de se rendre à un rendez-vous médical.
Le ministre a notamment évoqué les personnes qui doivent rejoindre un hôpital, parfois depuis les régions intérieures. Selon lui, le préjudice subi par les citoyens dépasse ainsi le seul montant des dégradations matérielles.
La SNCFT avait également souligné les risques des jets de pierres pour les passagers et les agents lors de sa campagne de sensibilisation organisée à Hammam-Lif. Les lignes de la banlieue sud de Tunis accueillent plus de 21 millions de voyageurs par an, selon les données présentées à cette occasion.
Une prévention associant familles et institutions
À Ben Arous, le ministre a défendu une démarche collective pour protéger les transports publics. Il a appelé les familles, les établissements scolaires, les lieux de culte, les médias et la société civile à participer à la prévention.
L’encadrement des jeunes et l’implication des parents figurent parmi les moyens mis en avant pour limiter ces comportements. L’initiative vise à protéger les véhicules et les personnels, tout en réduisant les perturbations supportées quotidiennement par les voyageurs.
Lire aussi :