La qualité des informations sur l’environnement, le social et la gouvernance publiées dans les comptes de 121 sociétés faisant appel public à l’épargne obtient un score moyen d’environ 1,9 sur 5, selon une étude du Conseil du marché financier. La publication de ces informations est largement adoptée, mais leur contenu reste encore peu chiffré et insuffisamment adapté aux secteurs d’activité.
Présentée dans le cadre du rapport sur la durabilité annoncé par le CMF le 30 octobre, l’étude distingue deux exercices : Les rapports volontaires consacrés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, dits ESG, pour 2024, et les notes intégrées aux états financiers arrêtés au 31 décembre 2025.
Ces informations doivent notamment permettre aux investisseurs de comprendre comment les risques liés à la durabilité peuvent affecter l’activité, les résultats ou les perspectives d’une entreprise.
Une publication largement adoptée
Parmi les sociétés cotées ayant publié leurs comptes 2025 au 30 juin 2026, 98,46 % des états financiers individuels comportent une note ESG. La proportion atteint 85,11 % pour les comptes consolidés, qui couvrent les groupes et leurs filiales.
La présence de cette rubrique ne garantit toutefois pas la qualité de son contenu. L’évaluation menée sur une population de 121 sociétés faisant appel public à l’épargne, cotées ou non, aboutit à une moyenne d’environ 1,9 sur 5.
La présentation des informations constitue le point le mieux maîtrisé, avec un score de 3,29 sur 5. Les entreprises reprennent généralement les rubriques attendues : Gouvernance, stratégie, risques et opportunités, ainsi qu’indicateurs.
Les difficultés apparaissent davantage lorsqu’il faut expliquer les conséquences financières concrètes des enjeux de durabilité. Ce critère obtient 1,93 sur 5. Le CMF relève notamment un manque de liens documentés avec les comptes, d’horizons précis et d’impacts chiffrés.
Des indicateurs encore trop généraux
Les indicateurs adaptés aux secteurs d’activité enregistrent le score le plus faible, à 0,85 sur 5. Selon l’étude, les données présentées restent souvent générales ou les indicateurs sont encore annoncés comme étant à définir. La quantification obtient, pour sa part, une moyenne de 1 sur 5.
Le régulateur invite cependant à replacer ces résultats dans leur contexte. Il s’agit d’un premier exercice d’application, assorti de souplesses permettant une information partielle accompagnée d’explications. La diversité des entreprises étudiées contribue également aux écarts observés.
L’autre volet de l’étude, consacré à 18 rapports ESG ou de responsabilité sociétale volontaires pour 2024, fait ressortir une moyenne de 2,05 sur 5. Seuls quatre dépassent le seuil de 2,5 sur 5 jugé acceptable dans cette évaluation.
Ces scores portent sur la qualité des informations publiées. Ils ne constituent pas une notation des performances environnementales ou sociales des entreprises. Pour le CMF, les prochains exercices doivent surtout apporter des données plus précises, comparables et utiles aux décisions des investisseurs.
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