La répétition des dépôts de déchets ménagers dans les stations et sur l’emprise ferroviaire continue de perturber les efforts de la Société des transports de Tunis (TRANSTU). Dans un communiqué publié ce samedi, l’entreprise alerte sur l’impact de ces pratiques sur son programme d’intervention et, plus largement, sur l’avancement des travaux du TGM.
Selon la TRANSTU, l’accumulation récurrente de déchets dans les stations et le long des voies « disperse les efforts » mobilisés par l’entreprise et entrave la mise en œuvre du programme consacré à la ligne Tunis–La Goulette–La Marsa.
Cette situation risque notamment de retarder l’avancement des travaux dans plusieurs stations, dont Tunis Marine, Hannibal, Carthage et Amilcar.
Des équipes mobilisées matin, soir et nuit
La TRANSTU affirme avoir mobilisé des moyens humains et logistiques importants dans le cadre de son programme environnemental, particulièrement sur cette ligne ferroviaire à forte dimension historique et touristique.
Le programme prévoit notamment le nettoyage des espaces de transport, l’amélioration de leur aspect environnemental et esthétique ainsi que l’élimination des mauvaises herbes tout au long du parcours.
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Des équipes de nettoyage interviennent ainsi en rotation le matin, le soir et durant la nuit afin d’assurer l’entretien des stations et des emprises ferroviaires.
Malgré cette mobilisation, l’entreprise affirme que les stations et les voies restent régulièrement exposées à des dépôts de déchets de la part de certains riverains et commerçants installés à proximité.
La TRANSTU appelle à la mobilisation des autorités
Face à la répétition de ces comportements, la société appelle les habitants à préserver les espaces dédiés au transport public. Elle sollicite également l’intervention de la société civile, des représentants des quartiers et des autorités locales afin de sensibiliser les riverains à la nécessité de maintenir propres les stations et les voies ferrées.
La TRANSTU rappelle par ailleurs qu’elle avait annoncé, mardi 4 août, son intention de prendre, en coordination avec les autorités sécuritaires et locales, toutes les mesures légales nécessaires contre les personnes impliquées dans la dégradation du domaine public ou susceptibles de mettre en danger la circulation des trains.
Cette annonce faisait notamment suite à des dépôts volontaires de déchets sur les voies au niveau de la station du Kram.
Des agents des équipes de nettoyage du soir et de nuit étaient alors intervenus pour débarrasser les rails des déchets accumulés et sécuriser l’exploitation de la ligne.
Au-delà de la question environnementale, la TRANSTU met ainsi en avant un enjeu de sécurité ferroviaire et d’efficacité des travaux : chaque dépôt sauvage sur les rails oblige les équipes à intervenir de nouveau et détourne des moyens qui pourraient être consacrés à l’entretien et à la modernisation du TGM.