La justice tunisienne a tranché dans une affaire de gestion controversée au sein de la Société nationale des chemins de fer tunisiens. Une ancienne responsable de l’entreprise publique a été condamnée à cinq ans de prison par le tribunal de première instance de Tunis. Les faits portent sur des soupçons de falsification et d’irrégularités dans la gestion des assurances.
Une condamnation pour mauvaise gestion et falsification
La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a prononcé cette peine à la suite d’une plainte déposée par la Société nationale des chemins de fer tunisiens.
L’enquête a révélé des pratiques suspectes liées à la manipulation de dossiers d’assurance et à la falsification de contrats, commises durant le mandat de l’ancienne responsable. Ces faits ont été qualifiés de graves irrégularités dans la gestion interne de l’entreprise.
Le dossier a été instruit par le pôle judiciaire financier, sur autorisation du parquet. Les investigations ont été confiées à la brigade centrale de lutte contre les crimes économiques et financiers de la Garde nationale à l’Aouina.
Les éléments recueillis ont conduit à l’ouverture d’une information judiciaire, mettant en lumière des dysfonctionnements dans la gestion des assurances au sein de la société publique.
Une procédure engagée depuis 2023
L’ancienne responsable avait été placée en détention en 2023, sur décision du juge d’instruction en charge du dossier, après son interrogatoire.
La condamnation prononcée vient ainsi clore une procédure judiciaire entamée il y a plusieurs mois, illustrant la poursuite des affaires liées à la gestion des entreprises publiques en Tunisie.