La section des offices et des institutions publiques de l’Union générale tunisienne du travail a relancé, ce lundi 20 avril, sa revendication d’une augmentation salariale au titre de l’année 2026. Dans un communiqué, la structure syndicale appelle également à renforcer le dialogue social, tout en dénonçant la dégradation des conditions de travail dans le secteur public. Cette sortie intervient dans un climat social marqué par des tensions persistantes autour du pouvoir d’achat.
Une revendication salariale au cœur des priorités syndicales
La structure relevant de l’UGTT insiste sur la nécessité d’une revalorisation des salaires afin de faire face à l’érosion du pouvoir d’achat des agents des offices et institutions publiques. Elle estime que cette augmentation constitue une urgence sociale pour l’année 2026, dans un contexte économique jugé difficile pour les travailleurs du secteur.
Dans son positionnement, le syndicat appelle à faire du dialogue social un mécanisme central dans la gestion des réformes, afin de parvenir à des solutions négociées et durables entre les différentes parties concernées.
Conditions de travail dégradées et gouvernance pointée du doigt
Au-delà de la question salariale, la section syndicale dresse un constat critique de la situation dans les établissements publics. Elle évoque une dégradation des conditions de travail, notamment en matière de santé et de sécurité professionnelles, ainsi que la vétusté des infrastructures et le manque de moyens matériels.
Le communiqué met également en cause la qualité de la gouvernance dans certains établissements, estimant que ces dysfonctionnements ont un impact direct sur la productivité et la qualité des services publics rendus aux citoyens.
Mobilisation annoncée pour le 1er mai
Dans ce contexte, la section des offices et des institutions publiques annonce son intention de marquer la Fête du Travail, célébrée le 1er mai, par l’organisation d’un rassemblement syndical.
Cette initiative vise à mobiliser les travailleurs du secteur public autour de la défense des droits professionnels et des acquis sociaux, tout en appelant à la solidarité et à la cohésion des structures syndicales.