Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a appelé jeudi à orienter davantage l’intelligence artificielle vers les besoins concrets des patients et des professionnels de santé. Intervenant à Hammamet lors de la deuxième édition de l’AI Forward Summit 2026, il a notamment mis en avant le dossier médical intelligent, le registre national de la santé et la télémédecine.
L’IA au service du patient et du médecin
Pour Mustapha Ferjani, l’enjeu n’est pas seulement de développer des technologies utilisant l’intelligence artificielle, mais de les orienter vers les difficultés concrètes rencontrées dans le système de santé.
Le ministre a ainsi appelé au développement de solutions numériques répondant aux priorités des patients et des équipes médicales, avec pour objectif d’améliorer la qualité des soins et leur accessibilité.
Il a également encouragé les médecins, chercheurs, ingénieurs et start-ups à travailler sur des applications capables d’apporter des réponses aux problèmes du système de santé et de contribuer à sa réforme.
Dossier médical intelligent et diagnostic précoce
Parmi les chantiers évoqués figure la poursuite du développement du dossier médical intelligent et du registre national de la santé.
Selon le ministre, ces outils doivent notamment permettre d’améliorer le suivi des patients et de faciliter le diagnostic précoce.
Le développement de ces solutions doit toutefois s’accompagner de garanties concernant la sécurité et la protection des données de santé, un enjeu particulièrement sensible avec la numérisation croissante des informations médicales.
La télémédecine pour les régions intérieures
Le recours au numérique est également présenté comme un moyen de réduire les inégalités d’accès aux soins entre les différentes régions.
Mustapha Ferjani a notamment évoqué le développement de l’hôpital numérique et de la télémédecine pour rapprocher les services médicaux spécialisés des citoyens dans les régions de l’intérieur.
Ces dispositifs pourraient limiter les déplacements des patients vers les grands centres hospitaliers et contribuer parallèlement à réduire la pression exercée sur les établissements de santé.
Pour les équipes médicales, le ministre estime également que ces solutions peuvent contribuer à créer de meilleures conditions de travail.
Miser sur les compétences tunisiennes
Le ministre a enfin appelé les compétences tunisiennes à participer au développement de solutions locales adaptées aux besoins du système de santé.
Médecins, chercheurs, ingénieurs et start-ups sont ainsi invités à mettre leurs compétences au service de cette transformation numérique.
L’objectif affiché est de faire du numérique et de l’intelligence artificielle non pas une fin en soi, mais des outils permettant de mieux suivre les patients, faciliter le diagnostic, rapprocher les soins spécialisés et alléger la pression sur les structures de santé.
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