La Fédération générale de l’enseignement secondaire appelle les enseignants à boycotter la nouvelle plateforme « Vie scolaire » jusqu’à la correction des dysfonctionnements qu’elle affirme avoir constatés. Dans un communiqué publié lundi 7 septembre, la fédération syndicale dénonce notamment des problèmes liés aux inscriptions, aux mutations, à l’affectation automatique des élèves et à la répartition pédagogique. À quelques jours de la rentrée, le ministère de l’Éducation n’a pas encore publié de réponse détaillée à ces griefs.
Une plateforme encore jugée « en phase d’expérimentation »
La Fédération générale de l’enseignement secondaire estime que la plateforme n’a pas atteint un niveau de préparation suffisant pour être imposée aux établissements à l’approche de la rentrée.
Dans son communiqué, elle affirme que le nouveau système présente encore des insuffisances dans plusieurs opérations administratives et pédagogiques. La fédération précise toutefois qu’elle ne s’oppose pas au principe de la numérisation de l’administration scolaire, mais conteste les conditions dans lesquelles cette nouvelle plateforme est déployée.
La plateforme « Vie scolaire » constitue pourtant l’un des principaux nouveaux outils numériques du ministère pour la rentrée 2026-2027. Le ministère l’a officiellement présentée en août comme un portail destiné à regrouper plusieurs services liés à la vie scolaire.
Le syndicat cite plusieurs opérations qui seraient affectées par des difficultés : inscription des élèves, mutations, affectation automatique et distribution pédagogique, ainsi que la gestion des emplois du temps. Ces problèmes, selon la fédération, pourraient compliquer le travail des personnels administratifs et des enseignants à l’approche de la rentrée.
Il convient toutefois de noter qu’à ce stade, aucune communication publique du ministère ne confirme l’ampleur ou l’étendue de ces difficultés. Le ministère continue pour sa part de présenter la plateforme comme un outil central de la numérisation des services scolaires.
Un appel au boycott avant la rentrée
Face à cette situation, la Fédération générale de l’enseignement secondaire demande à ses adhérents et aux personnels concernés de ne pas utiliser la plateforme jusqu’à la résolution des problèmes qu’elle dénonce et à la réunion des conditions qu’elle considère nécessaires à son fonctionnement.
La fédération estime que les établissements ne doivent pas supporter les conséquences de difficultés techniques liées à un système dont ils ne maîtrisent pas la conception. Elle met également en avant les difficultés déjà rencontrées par les établissements en matière de ressources humaines, d’équipements et d’infrastructures.
La question est désormais de savoir si cet appel aura des conséquences concrètes sur la préparation de la rentrée, prévue les 14 et 15 septembre 2026 selon les catégories d’élèves.
L’enjeu concerne notamment les opérations administratives qui doivent être finalisées avant l’arrivée des élèves : affectations, répartition des classes, emplois du temps et autres données nécessaires au fonctionnement des établissements.
Pour l’heure, aucun blocage généralisé n’est établi. Le risque évoqué par le syndicat reste donc à mesurer au niveau des établissements et des différentes opérations concernées.
1,89 million d’élèves inscrits
Cette contestation intervient alors que l’utilisation de « Vie scolaire » s’est progressivement généralisée au cours des dernières semaines. Webdo avait déjà consacré plusieurs articles à la plateforme, notamment à l’inscription en ligne et à l’espace destiné aux enseignants.
En attendant, à une semaine de la rentrée scolaire, 1,89 million d’élèves, soit 90% des élèves concernés, sont désormais inscrits sur la plateforme « Vie scolaire ». En trois jours, près de 199.000 nouvelles inscriptions ont ainsi été enregistrées, alors que la rentrée scolaire est fixée au 15 septembre 2026.
La procédure commence par la création d’un compte sur la plateforme, puis par l’identification de l’élève concerné. Le paiement des frais peut ensuite être effectué à distance à travers plusieurs moyens électroniques.
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