Réuni samedi à la Kasbah sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sara Zaafrani Zenzri, le Conseil ministériel a adopté un ensemble de mesures visant à améliorer le suivi des projets publics dans toutes les régions du pays. L’objectif affiché est d’accélérer leur réalisation et de réduire les retards constatés dans l’exécution.
Le dispositif repose sur un renforcement des outils de gouvernance, notamment via une plateforme nationale de suivi des projets et de nouveaux mécanismes d’alerte.
Ces décisions s’inscrivent dans la perspective du Plan de développement 2026-2030, présenté comme un cadre central de l’action publique.
Un pilotage centralisé et une plateforme de suivi obligatoire
Le gouvernement a décidé de rendre obligatoire l’intégration de l’ensemble des projets publics dans une plateforme nationale dédiée, utilisée par les structures centrales et régionales ainsi que par les établissements publics. Cette base de données devra être régulièrement mise à jour afin d’assurer un suivi continu de l’état d’avancement des projets.
Dans le même cadre, un système d’alerte précoce sera développé pour détecter automatiquement les risques de retard et les blocages susceptibles d’affecter l’exécution des projets. Ce mécanisme reposera sur l’analyse de plusieurs indicateurs, notamment l’avancement physique et financier des chantiers, les procédures de marchés publics, la situation foncière ainsi que la consommation des crédits.
Réforme des marchés publics et renforcement du contrôle des projets
Le Conseil ministériel a également validé des procédures de passation des marchés publics jugées plus souples et plus efficaces, en particulier pour les grands projets. L’objectif est de réduire les délais de préparation et d’attribution des contrats, tout en préservant les principes de transparence et de concurrence.
Les mesures adoptées incluent aussi un renforcement des études préalables des projets avant leur lancement, afin de garantir leur maturité sur les plans technique, foncier, financier et économique. Le gouvernement entend également durcir le contrôle des entreprises chargées de l’exécution des projets, sur la base de critères liés à leurs capacités techniques et financières ainsi qu’à leurs performances passées.
Accélération du Plan 2026-2030 et suivi régional renforcé
En clôture des travaux, la cheffe du gouvernement a souligné que la réussite du Plan de développement 2026-2030 dépend directement de la qualité de l’exécution des projets programmés et de leur suivi sur le terrain.
Elle a appelé les structures de l’État à intensifier leurs efforts afin de lever les obstacles administratifs, techniques et fonciers, et à renforcer la coordination entre niveaux central, régional et local. Les gouverneurs sont appelés à jouer un rôle accru dans le suivi direct des projets dans les différentes régions.
Le Conseil a également passé en revue l’avancement de plusieurs projets publics financés par le budget de l’État dans des secteurs clés, dont les infrastructures, la santé, le transport, l’éducation, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, le tourisme, l’emploi et la culture. L’enjeu affiché reste l’amélioration des services publics, le renforcement de l’attractivité des régions et la création d’emplois.
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