Le président de la République a demandé que le projet de loi de finances 2027 s’inscrive dans le plan quinquennal, tout en appelant à alléger la pression fiscale, faciliter la création d’entreprises et renforcer la responsabilité des hauts fonctionnaires.
Des exigences pour le prochain budget
Le président Kaïs Saïed a reçu, mardi 15 septembre, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh. La réunion a porté sur l’élaboration du projet de loi de finances pour 2027, selon un communiqué de la présidence de la République.
À cette occasion, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’aligner les choix budgétaires sur le plan quinquennal approuvé. Il a notamment cité l’équilibre régional, l’emploi et la dignité des citoyens parmi les objectifs à prendre en compte, dans le respect des orientations nationales.
Cette réunion intervient après le Conseil ministériel restreint du 4 août consacré aux grandes orientations du PLF 2027. Le gouvernement avait alors mis en avant la souveraineté économique, l’investissement, la protection sociale et la réforme des entreprises publiques.
Pression fiscale et création d’entreprises
Kaïs Saïed a également demandé une réduction de la pression fiscale et une simplification des procédures de création d’entreprises, de sociétés communautaires et d’initiatives privées.
Le président a dénoncé les obstacles bureaucratiques et les pratiques dilatoires qui, selon lui, entravent les porteurs de projets. Cette orientation place la simplification administrative parmi les enjeux évoqués dans la préparation du futur budget.
« Un responsable assume ou s’en va »
Sur le fonctionnement de l’administration, le président a insisté sur la responsabilité des hauts fonctionnaires. « Un responsable assume ou s’en va », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que les nations se construisent avec « l’âme d’un combattant », et non dans l’attentisme.
Le chef de l’État a également dénoncé la corruption et accusé certains acteurs de chercher à déstabiliser les services publics. Il a évoqué les relais de l’ancien système, qu’il accuse de se présenter en victimes et de vouloir faire remonter le temps.
Les arbitrages du PLF 2027 attendus
Les orientations annoncées devront désormais être traduites en dispositions budgétaires et réglementaires. Le Conseil ministériel restreint d’août avait déjà fixé plusieurs priorités, dont la croissance inclusive, la transformation numérique et l’équité fiscale.
La préparation du PLF 2027 se poursuit ainsi autour de plusieurs objectifs : soutenir l’emploi, faciliter l’investissement et assurer la cohérence entre les choix budgétaires et le plan de développement national.
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