Le président de la République, Kaïs Saïed, a estimé que les perturbations ayant affecté cet été la distribution de l’eau et de l’électricité, dans un contexte de températures record, ne relevaient pas d’une situation « innocente » et pouvaient « atteindre le rang du crime ».
Lors d’une réunion tenue mardi 15 septembre au palais de Carthage avec la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, le chef de l’État a notamment évoqué les coupures enregistrées au cours de la période estivale.
Selon le communiqué de la présidence, Kaïs Saïed a fait état d’une concomitance entre les pannes, la vétusté des réseaux, les coupures d’électricité et le déclenchement d’incendies, alors que les interventions des services concernés se poursuivaient « 24 heures sur 24 ».
Saïed accuse des parties de chercher à semer le désespoir
Le président de la République a considéré que ces événements s’inscrivaient dans un contexte plus large de lutte contre la corruption et de tentatives, selon lui, d’attiser les tensions à travers même les services de base.
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Kaïs Saïed a également accusé certaines parties de chercher à « semer le désespoir et la frustration » parmi la population. Ces déclarations interviennent alors que les coupures d’eau et d’électricité ont constitué l’un des principaux sujets de mécontentement durant l’été, notamment dans plusieurs régions confrontées à de fortes chaleurs.
Agir avec davantage de détermination
Dans le même entretien, le président a appelé les responsables de l’État à agir avec davantage de détermination et de responsabilité, affirmant que les choix nationaux devaient permettre de répondre aux attentes de la population.