Les autorités ont officiellement annoncé, mercredi, le lancement et la généralisation progressive de la plateforme nationale numérique de gestion des permis de construire, dans le cadre du projet « TAMMIR ». Déployée dans seize municipalités pilotes, cette initiative vise à transformer l’ensemble de la procédure d’octroi des autorisations de bâtir en un processus entièrement digitalisé, de la soumission de la demande jusqu’à la signature finale du permis.
La présentation du dispositif a eu lieu au siège de la municipalité de Tunis, où la plateforme a été testée en conditions réelles. Les responsables ont indiqué qu’un permis de construire a déjà été délivré via le système numérique, à partir d’un dossier déposé en ligne par un citoyen. Cette première expérimentation réussie ouvre la voie à une extension vers quinze autres communes, parmi lesquelles Hammamet, Sidi Hussein, Bizerte, Nabeul, Jendouba, Sfax, Kairouan, Le Kram, La Marsa ou encore Médenine.
Stratégie nationale d’amélioration du climat des affaires
Selon le président de la Haute instance de prospective et d’accompagnement du processus de décentralisation, relevant du Ministère de l’Intérieur, le projet s’inscrit dans la stratégie nationale d’amélioration du climat des affaires, adoptée lors du conseil ministériel du 27 décembre 2022.
Il est mis en œuvre dans le cadre d’une coopération entre le Ministère de l’Intérieur et l’Agence allemande de coopération technique (GIZ), à travers le programme « Numérisation pour un développement durable en Tunisie ». Le financement a également été assuré par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), dans le cadre du programme « Tad’îm ».
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Les promoteurs du projet soulignent que cette plateforme vise à moderniser la gestion des permis de construire, à renforcer la transparence des procédures et à améliorer la gouvernance au niveau local. Elle doit également permettre une réduction des délais de traitement, une traçabilité accrue des dossiers et une meilleure coordination entre les différentes administrations concernées.
Une étape jugée structurante
Les institutions impliquées, notamment les ministères de l’Équipement, des Finances, des Technologies de la communication, ainsi que l’Instance nationale des ingénieurs et les communes participantes, ont salué une étape jugée structurante dans la numérisation des services publics locaux.