La garde à vue du journaliste Mohamed Yousfi a été prolongée de 48 heures supplémentaires, lundi 7 septembre 2026, dans le cadre de l’enquête menée par le Pôle judiciaire économique et financier. Cette décision intervient après son placement initial en garde à vue dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 septembre. Le SNJT renouvelle de son côté sa demande de libération, en mettant notamment en avant l’état de santé du journaliste après une intervention chirurgicale urgente.
Une nouvelle prolongation de 48 heures
Mohamed Yousfi reste à la disposition des enquêteurs pour une nouvelle période de 48 heures. La décision intervient alors que l’information judiciaire ouverte à son encontre se poursuit au niveau du Pôle judiciaire économique et financier.
Selon une source judiciaire citée par l’agence TAP, l’enquête porte notamment sur des soupçons d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent. Le dossier concerne également d’autres faits présumés, dont la constitution d’une entente visant à porter atteinte aux personnes et aux biens ainsi que l’obtention d’avantages provenant de flux financiers illicites par l’intermédiaire d’une association.
Ces éléments correspondent à des soupçons faisant l’objet de l’enquête et ne constituent pas, à ce stade, des faits judiciairement établis. Mohamed Yousfi bénéficie de la présomption d’innocence.
Une enquête toujours en cours
Le placement en garde à vue intervient dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par le juge d’instruction à l’Unité nationale spécialisée dans les recherches en infractions financières complexes de la Garde nationale.
Le journaliste avait été auditionné dans le cadre de cette procédure avant que son placement en garde à vue ne soit décidé afin de poursuivre les investigations et l’exécution de la commission rogatoire.
La nouvelle période de 48 heures doit permettre aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations. À son terme, la justice devra déterminer la suite à donner à la procédure, selon les éléments recueillis au cours de l’enquête.
Le SNJT demande sa libération
De son côté, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a exprimé sa profonde inquiétude après la prolongation de la garde à vue.
Le syndicat renouvelle sa demande de libération du journaliste et estime que son état de santé justifie qu’il puisse poursuivre ses soins et sa convalescence dans des conditions adaptées. Le SNJT rappelle que Mohamed Yousfi a été victime d’un problème de santé dans la nuit du 4 au 5 septembre et qu’il a été transféré dans un hôpital de la capitale, où il aurait subi une intervention chirurgicale en urgence.
Le syndicat considère également que les autorités doivent garantir son intégrité physique, son accès aux soins ainsi que ses droits de défense.
Le dossier oppose ainsi, à ce stade, deux lectures distinctes qu’il convient de ne pas confondre.
Sur le plan judiciaire, la procédure porte sur les infractions mentionnées par la source judiciaire et les investigations se poursuivent.
De son côté, le SNJT estime que les poursuites sont liées à l’activité journalistique de Mohamed Yousfi et à ses prises de position.
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