La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a condamné l’homme d’affaires Marouane Mabrouk à 14 ans de prison. Il est poursuivi pour appropriation de fonds publics, blanchiment d’argent et abus de fonction dans une affaire liée à la gestion d’une société à participation publique.
Une condamnation prononcée par la Cour d’appel de Tunis
La décision est tombée dans le cadre d’une affaire de corruption financière examinée par la chambre criminelle spécialisée près la Cour d’appel de Tunis. Le tribunal a condamné Marouane Mabrouk à 14 ans de prison, à l’issue de poursuites portant sur des infractions économiques et financières.
Selon les éléments du dossier, l’homme d’affaires est impliqué dans une affaire portant sur la gestion d’une entreprise à capitaux publics et sur des opérations financières jugées irrégulières.
Des accusations d’appropriation de fonds publics
Le cœur du dossier repose sur des faits d’appropriation de fonds publics et de leur transfert sous différentes formes. Les investigations portent sur des mouvements de capitaux considérés comme injustifiés ou détournés de leur finalité initiale.
Ces opérations impliqueraient des mécanismes financiers complexes, caractérisés par des transferts entre structures et des flux jugés opaques par l’accusation.
Blanchiment d’argent et circulation de capitaux
Le jugement retient également des charges de blanchiment d’argent. Selon l’accusation, les fonds issus de ces opérations auraient été réintroduits dans des circuits financiers afin d’en dissimuler l’origine.
Ces pratiques supposées incluent des transferts multiples et des montages financiers visant à masquer la traçabilité des capitaux concernés.
Abus de fonction dans une société à participation publique
Le troisième volet concerne l’abus de fonction ou d’influence au sein d’une société à participation publique. Il est reproché à l’accusé d’avoir utilisé sa position pour faciliter l’obtention d’avantages indus au profit de tiers.
Ces faits auraient été commis au détriment de l’administration et de l’intérêt de l’État actionnaire, selon les éléments retenus dans le dossier.
L’ensemble du dossier repose sur une combinaison d’infractions financières liées entre elles : gestion d’une structure publique, transferts de fonds contestés, blanchiment et abus d’influence.
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