Le président de la commission des finances au sein de l’Assemblée des représentants du peuple, Maher Ktari, a pointé du doigt un problème structurel dans le fonctionnement institutionnel actuel en Tunisie, qu’il décrit comme un déficit de communication entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif.
Intervenant sur Jawhara FM, il a indiqué que les commissions parlementaires poursuivent leurs travaux et continuent à tenir des commissions avec la participation de plusieurs parties prenantes ainsi que d’organisations concernées. Toutefois, il affirme que les représentants du pouvoir exécutif sont souvent absents, malgré les invitations qui leur sont adressées.
Le travail législatif paralysé ?
Selon lui, cette absence de coordination et de dialogue entre les deux pouvoirs complique fortement le travail législatif et freine la mise en œuvre efficace des politiques publiques. Il estime que l’absence d’une dynamique de convergence institutionnelle empêche un fonctionnement fluide des mécanismes de décision et de contrôle.
Lire aussi : Associations, données personnelles et nationalité : Trois projets de loi stratégiques en débat à l’ARP
Dans son intervention, le député insiste sur l’idée que l’efficacité du travail institutionnel repose en grande partie sur une forme de coordination continue entre les deux pouvoirs. En l’absence de ce “tandem”, selon ses termes, les discussions parlementaires risquent de perdre en profondeur et en capacité d’impact sur la mise en œuvre des politiques publiques.
Relations parfois tendues
Dans une lecture plus large, ces déclarations s’inscrivent dans un contexte récurrent de relations parfois tendues entre les institutions exécutives et législatives en Tunisie, marqué par des divergences sur les priorités politiques et les modalités de coopération administrative.