La Douane tunisienne franchit une nouvelle étape dans sa transformation numérique avec l’intégration d’un module basé sur l’intelligence artificielle au sein du système national de sélectivité douanière.
Cette annonce a été faite par la commission centrale de gestion des risques douaniers à l’issue d’une réunion tenue récemment au siège de la direction générale des douanes à Tunis.
Les autorités présentent ce nouvel outil comme un levier stratégique pour moderniser les contrôles, lutter contre la fraude et fluidifier les échanges commerciaux.
Un moteur d’IA pour améliorer les contrôles douaniers
Selon un communiqué officiel, ce nouveau dispositif technologique repose sur des algorithmes d’apprentissage automatique capables d’analyser les déclarations douanières avec davantage de précision.
L’objectif est d’améliorer la qualité des opérations de contrôle et de renforcer l’efficacité du ciblage des marchandises présentant des risques potentiels.
La douane tunisienne estime que ce moteur d’intelligence artificielle permettra également d’optimiser le traitement des données douanières et de soutenir plus efficacement les opérations de lutte contre la fraude.
Accélérer les procédures pour les opérateurs conformes
Au-delà du volet sécuritaire, les autorités souhaitent aussi réduire les délais liés au dédouanement et à la mainlevée des marchandises.
Le nouveau système doit ainsi permettre de fluidifier les flux commerciaux au profit des opérateurs économiques respectant les règles douanières, grâce à une automatisation plus avancée des procédures de sélection et de contrôle.
Cette approche vise à instaurer un traitement plus rapide des dossiers considérés comme conformes tout en concentrant les vérifications approfondies sur les opérations suspectes.
Une stratégie de modernisation de l’administration douanière
L’intégration de l’intelligence artificielle s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de modernisation de la douane tunisienne et de digitalisation des services administratifs.
À travers cette initiative, l’administration entend trouver un équilibre entre le renforcement des contrôles douaniers et la facilitation du commerce légal, dans un contexte marqué par l’évolution des échanges internationaux et des techniques de fraude.