La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a entamé, ce jeudi, l’interrogatoire de plusieurs figures liées à l’Instance Vérité et Dignité (IVD), dans le cadre d’une affaire portant sur des soupçons de dépassements et d’irrégularités dans la gestion de certains dossiers.
Parmi les personnes entendues figurent l’ancienne présidente de l’IVD, Sihem Ben Sedrine, l’avocat Khaled Krichi, ainsi que l’homme d’affaires Slim Chiboub.
Korchid envoyé en état de fuite
Dans le même dossier, l’ancien ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières, Mabrouk Korchid, a été renvoyé en état de fuite.
L’affaire porte sur les présumées infractions ayant accompagné les travaux de l’Instance Vérité et Dignité, en particulier les procédures ayant conduit à la conclusion d’un accord de réconciliation arbitrale avec Slim Chiboub.
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Les investigations se concentrent notamment sur la conformité de cet accord avec la législation en vigueur, ainsi que sur son impact éventuel sur la protection des deniers publics.
Plusieurs accusations retenues
Selon les éléments du dossier, plusieurs accusations ont été retenues, notamment l’exploitation de la qualité de fonctionnaire public pour obtenir un avantage indu, l’atteinte aux intérêts de l’administration, la violation des procédures en vigueur, ainsi que la participation à ces faits.
Cette affaire relance le débat autour du fonctionnement de l’Instance Vérité et Dignité, créée dans le cadre du processus de justice transitionnelle en Tunisie, et de la gestion des dossiers sensibles liés à l’arbitrage et à la réconciliation économique.