L’UGTT, l’Ordre national des avocats de Tunisie (ONAT) et la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) ont pris position conjointement après les interpellations intervenues à la suite de la manifestation du 19 septembre en soutien aux membres détenus de la Flottille Soumoud.
Une réaction commune
Dans un communiqué commun, les trois organisations ont dénoncé les interpellations de manifestants et demandé la libération des personnes arrêtées à la suite du rassemblement.
La manifestation du 19 septembre avait été organisée en soutien aux membres tunisiens de la Flottille Soumoud détenus. Selon la Coordination de défense, 13 personnes interpellées après le rassemblement ont été placées en garde à vue.
L’UGTT, l’ONAT et la LTDH ont également appelé à la levée des restrictions concernant les rassemblements et les mouvements de protestation pacifiques.
Les trois organisations alertent sur les suites judiciaires
Dans leur déclaration, les trois organisations ont appelé à privilégier les voies pacifiques et le dialogue, tout en demandant que les droits des personnes interpellées soient respectés.
Selon la Coordination de défense, les avocats des personnes placées en garde à vue n’avaient pas encore été informés des accusations qui leur étaient reprochées.
Cette nouvelle prise de position intervient alors que quatre membres tunisiens de la Flottille Soumoud sont toujours détenus. Leur détention préventive avait été prolongée de quatre mois le 11 septembre.
L’intervention conjointe de l’UGTT, de l’ONAT et de la LTDH ajoute ainsi une nouvelle dimension au dossier, à la suite des interpellations liées à la manifestation du 19 septembre.
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