L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) se dirige vers un possible recours à la grève générale, sur fond d’escalade de ses tensions avec le gouvernement.
Réunie samedi matin à Kébili, la commission administrative régionale de l’Union régionale du travail, sous la supervision du secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé des offices et entreprises publiques, Wajih Zidi, a réaffirmé cette orientation, rapporte Mosaïque FM.
Fermeture des canaux de dialogue social
Selon Zidi, la fermeture des canaux de dialogue social et l’arrêt des négociations avec les autorités ont conduit les structures nationales à adopter, lors du dernier congrès, le principe d’une grève générale. La date de ce mouvement devrait être fixée ultérieurement par le bureau exécutif et la commission administrative nationale.
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Le responsable syndical a également dénoncé le refus du ministère des Finances de réceptionner les propositions de l’UGTT concernant le projet de loi de finances 2027, estimant que cela traduit « un rejet du dialogue par le pouvoir ».
Cette nouvelle sortie intervient dans un climat déjà marqué par des relations tendues entre la centrale syndicale et l’exécutif depuis plusieurs mois. Les désaccords se sont multipliés autour de plusieurs dossiers sensibles, notamment les réformes économiques, les négociations salariales dans le secteur public et la restructuration des entreprises publiques.
Marginalisation croissante du rôle syndical
L’UGTT reproche au gouvernement une marginalisation croissante de son rôle dans les concertations nationales, alors que les autorités privilégient une approche centrée sur l’application de leur programme de réformes, notamment dans le cadre des engagements financiers et budgétaires.
L’éventualité d’une grève générale pourrait ainsi ouvrir une nouvelle phase de confrontation sociale, dans un contexte économique et social déjà fragilisé.