Les coupures tournantes d’électricité devraient progressivement prendre fin dans les prochains jours, à mesure que les températures reculent et que la pression sur le réseau électrique diminue. Le membre de la Fédération générale de l’électricité et du gaz, Atef Bouabdallah, a indiqué vendredi 24 juillet 2026 que la situation devrait revenir progressivement à la normale après cette période de forte tension. Il a toutefois précisé que la baisse des températures ne se traduit pas immédiatement par un retour à l’équilibre, le réseau ayant besoin d’un délai pour retrouver son fonctionnement habituel.
Un retour à la normale attendu dans les prochains jours
Selon Atef Bouabdallah, la poursuite de la baisse des températures devrait permettre une amélioration progressive de la situation électrique. Il estime qu’une diminution d’environ 10 degrés serait nécessaire pour que la consommation retrouve un niveau plus soutenable et que le réseau puisse reprendre son équilibre dans un délai d’environ 48 heures.
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Le responsable syndical a précisé, sur les ondes de Mosaique fm, que les indicateurs actuels montrent une évolution favorable, avec l’espoir d’un retour du courant à son rythme habituel dans les trois prochains jours, à condition que les conditions météorologiques continuent de s’améliorer.
Il a néanmoins rappelé que l’effet d’une vague de chaleur prolongée ne disparaît pas immédiatement, car les équipements électriques et notamment les climatiseurs continuent de solliciter fortement le réseau même après un recul des températures.
Une consommation record à l’origine des délestages
Les coupures tournantes mises en place récemment sont principalement liées à l’explosion de la demande en électricité provoquée par la canicule. Cet été, la consommation nationale a atteint un niveau inédit de 6000 mégawatts, contre environ 5000 mégawatts durant l’été précédent.
Cette hausse de près de 1000 mégawatts en un an s’explique notamment par l’utilisation massive des climatiseurs et le fonctionnement simultané de nombreux appareils électriques durant les périodes de forte chaleur.
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Face à cette demande exceptionnelle, la capacité actuellement disponible ne dépasse pas 4400 mégawatts, créant un écart important entre les besoins et les capacités du système électrique.
Le recours aux échanges avec l’Algérie n’a pas permis de compenser totalement ce déficit, le pays voisin faisant également face à une forte pression sur son propre réseau. L’appui habituellement fourni, autour de 300 mégawatts, reste ainsi limité.
Le délestage, une mesure de protection du réseau
Atef Bouabdallah a expliqué que les délestages ne sont pas réalisés de manière aléatoire, mais répondent à une stratégie destinée à préserver la stabilité du réseau électrique.
Deux mécanismes existent : le premier repose sur des coupures programmées selon un plan établi, tandis que le second intervient automatiquement lorsque la charge devient trop importante et que le réseau risque une rupture généralisée.
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L’objectif est d’éviter un scénario de black-out, qui pourrait provoquer une interruption massive de l’électricité en quelques instants si aucune action de protection n’était engagée.
Concernant les critiques liées à la répartition des coupures entre les régions, le responsable a reconnu que ces remarques existent, tout en affirmant que la priorité reste de gérer la situation avec le moins d’impact possible pour les citoyens.
Un défi structurel qui nécessite de lourds investissements
Au-delà de la crise actuelle liée à la canicule, Atef Bouabdallah a insisté sur la nécessité de renforcer durablement le système électrique tunisien.
Selon lui, le développement des capacités de production et la modernisation des infrastructures nécessitent des investissements majeurs, qui pourraient atteindre 30 milliards de dinars.
La vague de chaleur actuelle a ainsi mis en évidence les limites du réseau face à une demande énergétique en forte progression, relançant le débat sur la capacité de la Tunisie à anticiper les besoins futurs en électricité.
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