L’affaire remonte à l’été 2024, lorsque les services sécuritaires et douaniers de l’aéroport Aéroport international de Tunis-Carthage avaient mis en échec une importante opération de contrebande.
Tout a commencé après des soupçons visant plusieurs voyageurs en provenance d’un pays européen. Un contrôle approfondi de leurs bagages a permis la découverte d’importantes quantités de cocaïne soigneusement dissimulées.
Un réseau criminel structuré
Les investigations menées par la suite ont révélé l’existence d’un réseau criminel structuré, actif à l’échelle internationale, impliqué dans le trafic de drogue ainsi que dans des opérations de blanchiment d’argent.
Selon les éléments retenus par le tribunal, cette organisation projetait d’inonder le marché tunisien de stupéfiants tout en réinjectant les revenus illicites dans l’économie légale afin d’en masquer l’origine.
Les accusés, parmi lesquels figure une femme, ont été poursuivis pour constitution, gestion, participation et adhésion à une organisation criminelle internationale, trafic de substances classées au tableau A, ainsi que blanchiment des produits issus du crime organisé.
De 20 à 35 et jusqu’à 50 ans de prison
Au terme du procès, la justice a prononcé des peines sévères allant de 20 à 35 et jusqu’à 50 ans de prison, dans ce qui apparaît comme l’un des dossiers les plus lourds en matière de narcotrafic traités récemment par les juridictions tunisiennes.
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