Les barrages tunisiens abordent l’été 2026 avec un niveau de remplissage qualifié de « très rassurant ». Selon le directeur général des barrages et des grands travaux hydrauliques au ministère de l’Agriculture, Faïez Moslim, les réserves atteignent actuellement 60 % de la capacité totale nationale.
Ce niveau devrait permettre de couvrir les besoins en eau durant la saison estivale, une période traditionnellement marquée par une forte pression sur la consommation. Le responsable, cité par l’agence TAP, estime que cette situation éloigne, pour l’instant, le scénario des coupures d’eau qui avait marqué les dernières années.
L’amélioration est notable
L’amélioration est notable. À la même période en 2025, le taux de remplissage des barrages ne dépassait pas 41 % de leur capacité globale, selon les chiffres de l’Observatoire national de l’agriculture. Fin juin 2025, ce taux était même tombé à 38,1 %, illustrant la fragilité du stock hydrique tunisien.
Le rebond observé en 2026 s’explique principalement par des apports plus importants dans les barrages du Nord et du Cap Bon, où les précipitations ont été plus favorables.
Lire aussi : Jendouba : Forte hausse des réserves d’eau dans les barrages, Bouhertma proche du plein
Début juin, plusieurs sources faisaient déjà état d’un taux dépassant les 60 %, avec près de 1,4 milliard de mètres cubes stockés.
Mais la situation reste contrastée. Le Centre du pays continue de souffrir d’un déficit hydrique important. Le barrage de Nebhana, principal ouvrage de la région, fait face à une absence d’apports significatifs, ce qui maintient une pression sur l’approvisionnement local.
Disparité régionale
Cette disparité régionale rappelle que l’amélioration actuelle, bien que réelle, ne règle pas la question structurelle de la gestion de l’eau en Tunisie. L’évaporation estivale, la surexploitation des nappes et les effets du changement climatique restent des défis majeurs.
Pour les ménages, le signal reste néanmoins positif : sauf retournement majeur, l’été 2026 pourrait être le premier depuis plusieurs années à se dérouler sans restrictions généralisées de distribution d’eau.