Le département des offices et des entreprises publiques de l’Union générale tunisienne du travail a exprimé, vendredi, ses réserves concernant les augmentations salariales prévues pour les agents du secteur public au titre des années 2026, 2027 et 2028.
Dans un communiqué, la structure syndicale estime que les mesures annoncées restent insuffisantes face à la dégradation continue du pouvoir d’achat et appelle à un véritable dialogue social ainsi qu’à une révision du salaire de base.
Selon le département relevant de l’Union générale tunisienne du travail, les majorations décidées prennent la forme de primes fixes comprises entre 90 et 120 dinars, sans intégration au salaire de base.
Des primes jugées limitées
La structure syndicale souligne qu’auparavant, les augmentations étaient calculées en pourcentage du salaire de base, ce qui permettait leur répercussion sur diverses primes et avantages liés à la rémunération.
Le communiqué considère ainsi que le nouveau mécanisme réduit considérablement l’impact réel des augmentations sur les revenus des agents des offices et entreprises publiques.
Selon la même source, les retenues appliquées sur ces montants limiteront davantage leur effet net, alors même que l’inflation et le coût de la vie continuent d’augmenter.
Appel à un véritable dialogue social
Le département estime également que l’échelonnement des augmentations sur trois années ne permettra pas de répondre efficacement aux difficultés économiques rencontrées par les salariés du secteur public.
Il affirme que les agents des offices et entreprises publiques subissent des pressions croissantes sur leur pouvoir d’achat dans un contexte marqué par le gel des salaires de base.
Pour la structure syndicale, une révision de ce salaire de référence demeure indispensable afin d’assurer un meilleur équilibre entre revenus et coût de la vie, mais aussi pour préserver la stabilité sociale au sein des entreprises publiques.
Cette prise de position intervient quelques jours après la publication au Journal officiel des textes relatifs aux augmentations salariales dans les secteurs public et privé.