La Commission de la santé, de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées à l’Assemblée des représentants du peuple tiendra, ce jeudi 16 avril 2026, une séance d’audition consacrée à la proposition de loi sur la retraite anticipée volontaire des femmes salariées du secteur privé.
Sont attendus pour cette audition l’Union nationale de la femme tunisienne ainsi que la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), appelées à présenter leurs observations sur ce texte en discussion.
Départ possible dès 50 ans sans condition de maternité
La proposition prévoit de permettre à la femme active dans le secteur privé, à partir de l’âge de 50 ans, de bénéficier, à sa demande, d’une pension de retraite anticipée.
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La principale nouveauté réside dans la suppression de la condition exigeant que la salariée soit mère de trois enfants, jusque-là considérée comme un critère déterminant dans les dispositions existantes.
Cette initiative vise ainsi à élargir l’accès à ce mécanisme social tout en maintenant son caractère strictement volontaire.
Une initiative parlementaire portée depuis janvier
Le projet de loi n°104 de l’année 2025, transmis au Parlement le 29 janvier dernier, émane d’un groupe de députés.
Selon l’exposé des motifs, cette initiative s’inscrit dans une logique de renforcement du cadre législatif actuel, en levant certaines restrictions jugées dépassées, tout en réaffirmant que le recours à la retraite anticipée demeure un choix personnel de la salariée.
Un argument social et familial mis en avant
Les députés à l’origine du texte estiment que cette mesure offrirait aux femmes concernées la possibilité de mieux prendre soin de leur santé, de consacrer davantage de temps à leur famille, de se libérer de la pression professionnelle et de développer des activités personnelles ou des loisirs.
Le débat au sein de la commission devrait permettre d’évaluer les impacts sociaux, économiques et financiers de cette réforme potentielle sur le secteur privé et sur les caisses sociales.