Le débat sur les conditions matérielles des diplomates tunisiens refait surface. Lors d’une émission diffusée sur la chaîne Elhiwar Ettounsi, plusieurs anciens ambassadeurs tunisiens ont évoqué la faiblesse des rémunérations accordées aux représentants de la Tunisie à l’étranger.
Parmi les intervenants figuraient Chokri Hermassi, Ahmed Ben Mustapha et Nejib Hachana. Ces derniers ont affirmé que les salaires des ambassadeurs tunisiens restent très limités comparativement aux standards internationaux.
Cinq mille euros mensuels ?
Selon leurs déclarations, la rémunération d’un ambassadeur tunisien ne dépasserait généralement pas les cinq mille euros mensuels, alors que certains ambassadeurs étrangers en poste en Tunisie percevraient jusqu’à cinquante mille dollars par mois, entre salaires, primes et avantages.
Les anciens diplomates ont estimé que cet écart important place parfois les représentants tunisiens dans des situations financières compliquées, notamment lorsqu’ils sont affectés dans des capitales où le coût de la vie est particulièrement élevé, comme Paris, Londres, Washington ou Tokyo.
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Ils ont également souligné que plusieurs ambassadeurs tunisiens doivent faire face à d’importantes dépenses liées à la représentation diplomatique, aux réceptions officielles et aux obligations protocolaires, avec des moyens jugés insuffisants.
Quelle attractivité de la carrière diplomatique ?
La question des rémunérations diplomatiques reste un sujet sensible en Tunisie. Les textes réglementaires encadrant les salaires et indemnités des ambassadeurs existent depuis plusieurs décennies, mais les montants exacts demeurent rarement rendus publics de manière détaillée.
Plusieurs observateurs estiment que cette situation pourrait affecter l’attractivité de la carrière diplomatique tunisienne, à un moment où la compétition internationale pour les profils expérimentés devient de plus en plus forte.