Nouveau rebondissement dans l’affaire de la flottille Soumoud. L’activiste Jawaher Channa a été remise en liberté jeudi, sur décision du juge d’instruction en charge du dossier.
Une remise en liberté qui relance le dossier
La libération de Jawaher Channa s’inscrit dans une série de décisions similaires, après celle de Sana Msahli intervenue le 17 avril, à l’issue de son audition devant le pôle judiciaire économique et financier.
Malgré ces remises en liberté, plusieurs figures restent détenues, dont Wael Naouar, époux de Jawaher Channa, maintenant ainsi une pression judiciaire persistante autour de l’affaire.
L’affaire remonte au 6 mars 2026, lorsque plusieurs membres de la coordination tunisienne de la flottille Soumoud ont été arrêtés, parmi lesquels également Nabil Chennoufi et Mohamed Amine Bennour.
Ces interpellations avaient été menées dans le cadre d’une enquête pour des soupçons de malversations financières, incluant des accusations de blanchiment d’argent et de gestion opaque de fonds liés à une initiative maritime de soutien à Gaza.
Le 16 mars, sept mandats de dépôt avaient été émis, suscitant une vague de critiques, notamment en raison de l’absence d’auditions préalables des personnes concernées.
Un dossier encore ouvert
Dans cette affaire plusieurs organisations de la société civile dénoncent des poursuites à caractère politique. Les membres de la coordination évoquent une volonté de freiner les initiatives de soutien à la cause palestinienne.
En réaction à ces développements, la coordination tunisienne de la flottille Soumoud a intensifié ses actions, organisant rassemblements et appels à la mobilisation pour exiger la libération des détenus restants.
La flottille Soumoud, conçue pour briser le blocus de Gaza, avait initialement suscité un large soutien populaire avant de devenir l’objet d’une procédure judiciaire controversée.
Si la libération de Jawaher Channa pourrait être perçue comme un signe d’apaisement, l’affaire reste loin d’être close.