Nouvel épisode dans l’affaire de la flottille “Soumoud”. Sana Msahli, membre de la coordination tunisienne, a été libérée ce vendredi à l’issue de son interrogatoire devant le pôle judiciaire économique et financier.
Arrêtée début mars dans le cadre d’une enquête pour soupçons financiers, elle quitte la détention alors que l’instruction se poursuit. Dans le même dossier, d’autres accusés restent incarcérés.
Une remise en liberté après plus d’un mois de détention
Sana Msahli a été libérée le 17 avril 2026, après avoir comparu devant le juge d’instruction. Elle avait été arrêtée le 6 mars 2026, lors d’une vague d’interpellations visant plusieurs membres de la flottille.
Son placement en détention s’inscrivait dans une procédure judiciaire engagée par le pôle économique et financier, qui enquête sur la gestion des fonds collectés pour financer cette initiative maritime de solidarité avec Gaza.
Au total, sept membres de la coordination avaient fait l’objet de mandats de dépôt à la mi-mars.
Wael Naouar maintenu en détention
Si Sana Msahli bénéficie d’une remise en liberté, ce n’est pas le cas de tous les mis en cause.
Le juge d’instruction a décidé de maintenir en détention Wael Naouar, arrêté dans la même affaire, dans l’attente de la poursuite de l’enquête.
Cette décision illustre une gestion différenciée du dossier par la justice, alors que les investigations sur les flux financiers et les responsabilités individuelles se poursuivent.
L’affaire “Soumoud” porte sur des accusations de blanchiment d’argent, escroquerie et gestion opaque de fonds, liées à l’organisation d’une flottille destinée à briser le blocus de Gaza.