La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a confirmé, hier, la condamnation à quatre ans de prison de Seifeddine Makhlouf dans une affaire liée à une atteinte à la sûreté de l’État.
L’ancien député du Parlement dissous et avocat avait comparu en personne devant la justice après avoir formé opposition à une première condamnation prononcée par contumace.
La Cour d’appel confirme le jugement
Selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse, Seifeddine Makhlouf avait initialement été condamné par contumace à cinq ans de prison.
Après son opposition et sa comparution devant le tribunal, la peine avait été ramenée à quatre ans en première instance. L’ancien parlementaire avait ensuite fait appel de cette décision, mais la Cour d’appel de Tunis a finalement rejeté son recours et confirmé la condamnation.
Une plainte déposée par un syndicaliste sécuritaire
L’affaire avait été déclenchée à la suite d’une plainte déposée par un syndicaliste des forces de sécurité, accusant Seifeddine Makhlouf d’entretenir des liens avec des parties étrangères.
Les accusations retenues dans le dossier portent sur des faits qualifiés d’atteinte à la sûreté de l’État, sur la base des investigations et des éléments recueillis au cours de l’enquête.
Une nouvelle affaire judiciaire pour l’ex-député
Seifeddine Makhlouf, figure de l’ancien Parlement dissous et ancien dirigeant de la coalition Al Karama, fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires depuis les bouleversements politiques engagés en Tunisie après le 25 juillet 2021.
Cette nouvelle condamnation vient s’ajouter à une série d’affaires impliquant d’anciens députés et responsables politiques poursuivis devant les juridictions tunisiennes.
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