Avec un poinçon et un minuscule marteau, Ezzeddine réalise de petits miracles sur des plateaux de cuivre de différentes tailles.
La plupart du temps, il grave des noms, des prénoms ou des toponymes. Allègrement, le martèlement incruste des lettres dans le cuivre et naissent alors des calligraphies qui, demain, seront déposées sur un support ou accrochées à un mur.
À la rue de la mosquée Zitouna où il est installé, Ezzeddine a regardé défiler des générations de touristes et gravé des milliers de plateaux. Les yeux fixés sur la chorégraphie du stylet, les deux mains au travail, il dialogue avec son métier à graver.
Serein, il laisse parler sa fibre artistique et, toujours accueillant, joue à la perfection, son rôle d’ambassadeur de l’artisanat tunisien.